Les productions

 

Beaucaire, LEP Langevin

 

Atelier 1 – 17 mars 2011

 

La communication fait parler un complice.

Etre accueillant, c’est aussi offrir sa communication aux autres.

Pourquoi ce besoin de réseauter ?

L’humain

Le sang

Le singe

Le singe rime avec l’homme.

L’humain et le singe ne font qu’un.

Pourquoi ce besoin de réseauter ?

Respect

Le respect nous relie.

Tout le monde est harmonieux et se respecte.

Le respect se réunit souvent autour d’agapes.

Tout le monde chante en chœur en respectant les notes.

Pourquoi ce besoin de réseauter ?

Amitiés

Mets ta main dans la mienne pour commencer notre amitié.

L’amitié tient à un fil.

L’amitié tient sur un fil alors mets ta main dans la mienne pour que notre amitié soit plus forte.

Pourquoi ce besoin de réseauter ?

 

Atelier 2 – 24 mars 2011

 

Lundi, je réseaute dans ma chambre avec mes amies

Mardi, tu réseautes avec toutes tes amies

Mercredi, il réseaute fans le couloir avec mes parents

Jeudi, nous réseautons au bord de la mer

Vendredi, vous réseautez à côté de chez vous

Samedi, ils ou elles réseautent avec une personne

Dimanche, je résaute.

Karima ZECMS

 

Lundi, je réseaute avec mon collègue pour quelque bricole

Mardi, tu réseautes avec ton papa pour le trajet

Mercredi, il réseaute pour passer une aprèm ensemble

Jeudi, nous réseautons pour nous inscrire tous ensemble

Vendredi, vous réseautez pour le match de foot

Samedi, ils réseautent pour leur stratégie du lendemain

Dimanche, on est dans le quartier

Mehrazi ISSAM

 

lundi, je réseaute avec mes colègues

Mardi, tu réseautes en mangeant des coquillettes

Mercredi, il réseaute parce qu’il croit avoir des amis

Jeudi, nous réseautons autour des arènes

Vendredi, vous réseautez en riant aux éclats

Samedi, ils réseautent jusqu’au bout de la nuit

Dimanche, chut, réseautons en silence…

Akila

 

Lundi, je réseaute sur un devoir de français

Mardi, tu réseautes dans le lycée

Mercredi, il résaute dans un magasin de vêtements

Jeudi, nous réseautons sur notre console

Vendredi, vous réseautez dans le centre commercial

Samedi, ils réseautent en voyage

Modrek

 

Lundi, je réseaute avec mes amis dans mon jardin

Mardi, tu réseautes avec tes parents pour le voyage scolaire

Mercredi, il résaute pour parler de sa maladie à ses proches

Jeudi, nous réseautons pour commencer notre association

Vendredi, vous réseautez autour d’un café

Samedi, ils réseautent en faisant les boutiques

Dimanche, « réseauter » est un mot à plusieurs significations, on peut le retrouver dans la joie comme dans la tristesse.

Nadia BOUGRINI

 

Lundi, je réseaute avec mes amies au stade

Mardi, je réseaute avec mon ballon à la terrasse

Mercredi, il réseaute avec sa mère au marché

Jeudi, je réseaute avec mes frères aux piétons

Vendredi, vous réseautez avec mes parents à la mosquée

Samedi, ils ou elles réseautent à la coupole

Dimanche, allons faire de la moto.

Asna

 

Lundi, je réseaute avec la famille

Mardi, tu réseautes avec ta mère au marché

Mercredi, il réseaute avec ses collègues au foot

Jeudi, nous réseautons autour d’un feu

Vendredi, vous réseautez d’un film

Samedi, ils réseautent à la coupole

Dimanche, allons jouer au foot.

Anas

 

Lundi, je réseaute avec mes amis

Mardi, tu réseautes avec la famille

Mercredi, il réseaute sans ses amis

Jeudi, nous réseautons autour d’un feu

Vendredi, vous réseautez au marché

Samedi, ils réseautent entre amis

Dimanche, nous réseautons tous ensemble

Hassan BEN ACHOUR

 

Lundi, je réseaute avec mes amis dans la cour

Mardi, tu réseautes  au marché avec ton père

Mercredi, il réseaute dans un magasin avec sa mère

Jeudi, nous réseautons autour d’une table en famille

Vendredi, vous réseautez autour d’un café

Samedi, ils réseautent au cinéma avec ses amis

Dimanche, à  la maison

Yang TCHUWES

 

La communication fait parler un complice.

Etre accueillant c’est aussi offrir sa communication aux autres

La communication , la communication fait parler un complice

L’humain

Le sang

Le singe

Le singe rime avec l’humain

L’humain et le singe ne font qu’un

Pourquoi ce besoin de réseauter ?

 

Respect

Le respect nous relient

Respect

Tout le monde est harmonieux et respectueux

Le respect se réuni souvent autour d’une agape

Respect

Tout le monde chante en chœur en respectant les notes

 

Amitié

Mets ta main dans la mienne pour commencer notre amitié

Amitié

L’amitié tient sur un fil

Alors mets ta main dans la mienne

Pour que notre amitié soit plus forte

 

 

Beaucaire, Médiathèque

 

Bénédicte

Le mistral se leva, maman m’apportait une couverture blanche pour son petit fils chéri. Ils nous prévenaient qu’une tempête, encore sur l’île de la réunion, ce lieu paradisiaque allait encore subir des dégâts, accompagné de tourbillons. Après cette tempête, j’espère que le soleil reviendra si sympathique, sans usine pour polluer l’atmosphère. Et ce sable si blanc et la mer bleu turquoise.

Parti harmonieusement avec mon copain pour voir ce match tant attendu, complice car nos femmes ne voulaient pas nous accompagner. Rassuré de voir cette complicité entre elles. Parti à la montagne, avec mon complice de toujours en cordée, nous étions reliés par ce fil qui nous rendait l’assurance en cas de chute. Nous étions reliés par ce fil, qui nous rendaient de l’assurance en cas de chute ! accueillant, heureux dans la vie tenu la main à celui me le demande parmi mes copains.

Ce soleil qui en nous donnant de la chaleur aux autres, partager ce bonheur avec les autres nous sommes éclairés dans tes doigts qui cherchent à toucher ces tissus venus d’inde si colorés et qui ne demandent qu’à être touchés, qui attendent de recevoir les graines pour devenir un champ de maïs. Cette route qui interminable, monotone et avec toujours le même paysage. Alors maintenant glisse par hasard pour se fondre dans ce décor magnifique et si fleuri à enlever cet arbre pourri qui gène dan le jardin.

Je me promenai dans ce pré où coulait la rivière dans laquelle je trempa mes pieds pour me rafraîchir et y entendre le bruit de l’eau qui coulait doucement sur mes pieds.  Cette eau si claire et transparente coulait vers une autre avec qui elles se joignaient pour y devenir plus puissantes et fortes en émotion que je ne compris le pourquoi de ce changement d’habitude. Plus forte elle était, plus elle m’intriguait de ce changement. Elle qui était si petite et calme au début devenait agressive et incontournable, sauvage.

Il choisit de rester calme et de s’excuser des choses qu’il avait dites sur son entourage, qui ne lui voulait que du bien et de pas décider que l’on dirige sa vie mais de le conseiller. Mais, au moindre doute, de venir demander conseil pour mieux se diriger dans ce monde parfois cruel. Ce qui l’insista à rester dans la famille à mieux se comporter et partager l’ambiance familiale qui y régnait. Il se sentit redevenir l’homme qu’il était avant. Les enfants l’entouraient pour jouer ou raconter une histoire auprès de la cheminée. Il était fier de ce changement que tout le monde le félicita !

J’avais envie de me changer les idées en allant faire une balade dans les bois pour y cueillir les jonquilles qui venaient juste de sortir de terre dans les sous bois dans lequel je me promenais pour me changer les idées et faire un peu le vide dans ma tête de cette qui avait chargé en émotions, paroles, changement d’horaires, beaucoup de travail j’étais si préoccupée par ma cueillette de jonquilles que je ne vis pas le temps passé il me fallait maintenant rentrer a la maison pour préparer le repas du soir avec mon bouquet de jonquilles fraîchement cueilli.

 

Jean – Pierre

Il y avait un château à visiter et qui faisait hôtel, de l’autre côté du château se trouvait plein de chevaux qui étaient bien entretenus. Le château était bien placé parceque il était entouré de fleurs, de fruits. On pouvait randonner ou prendre le car pour se promener, visiter cette région, manger au restaurant. Il paraît que le cuisinier fait des bons petits plats et un bon dessert, le restaurant a trois étoiles.

Kébir

Elle me balance cette mélodie comme une balançoire d’un soir, elle m’amène ailleurs, dans un champs de coquelicots, elle me transperce le cœur comme une flèche plantée sur un arbre, vagabondant dans ces ruelles sous un soleil de feu, harmonieusement elle m’envole dans ce ciel pavé de nuages. Elle m’aveugle dans cette lumière de vie. Je me sens abandonné dans ce chalutier qui amasse le poisson, poisson d’avril. Je joue comme un enfant à chat perché à la vue d’un chat noir. Que me reste-t-il, que mes yeux pour pleurer, et ces larmes ce sont des vraies larmes qui coulent le long de mes joues. Cette musique me fait oublier mes soucis, mais quand elle s’arrête reviennent mes sanglots, de lourds sanglots me traversent tels une harpe mal accordée. 

Elle me fait parcourir le monde à vol d’oiseaux, n’est-ce pas beau ?

Les années passent, mes états d’âme changent, guéri serai-je un jour ?

 

Patrick

Je suis ce vol de colombe qui va porter un message de paix sur tous les continents, je suis l’Himalaya, toit du monde avec sa blancheur éternelle, je suis les océans qui changent de couleur selon les profondeurs passant du bleu turquoise au bleu marine avec ces calmes plats et puis ces vagues telles qu’un mur, que recherchent les surfers sur les plages d’Hawaï ou d’Australie. Je suis la lave de ce volcan en éruption qui va donner naissance à tout ce nouvel archipel de petites îles dans l’océan atlantique.  Je suis tel ce sous-marin faisant surface à travers la banquise du pôle nord et tout son équipage stupéfait en voyant la blancheur des glaces et iceberg et ces ours polaires énormes cherchant leur nourriture et angoissé en entendant la glace au loin craquer et se reformer autour du bâtiment et vite il faut repartir en immersion.

 

Joseph alias Boudinos

Auteurs

Le bonheur devenait pesant.

Ça commençait à se gâter.

Adès, le Mal en personne, avait bien des problèmes avec Zeus (dire qui est Zeus dans cette histoire. On sait déjà que Adès est le Mal en personne).

Il ne pensait plus qu’aux tourments de cette guerre sans fin.

D’ailleurs, en ce moment même, il devenait tout rouge. Il n’en pouvait plus…

Deux heures qu’il poussait de toutes ses forces sur le siège du WC, et rien ne venait. Vraiment, il fallait faire quelque chose.

Péter un coup ? C’était une idée. Ça ne règlerait peut-être pas ses affaires avec Zeus, mais ça soulagerait sans doute un peu les soucis de la Grande Constipation.

Dans son affrontement terrifiant contre Zeus, Adès avait de son côté les Zozios  machiavéliques et les Knaquies sournoises de chez Herta. Mais Zeus avait lui aussi des créatures puissantes à son service. Les Cacahuètes maléfiques et les terribles Cornichons masqués au beurre noir par exemple.

D’ailleurs, c’est une attaque sournoise d’un commando de Cacahuètes maléfiques, qui avait réussi à se glisser en secret dans une coupelle à apéro d’Adès, qui avait provoqué sa Grande Constipation. 

*

Oui, Zeus avait vraiment de puissants alliés de son côté. Mais il avait aussi un fils bien entraîné, le célèbre Joseph alias Boudinos, que tout le monde ou presque appelait tout simplement Boudinos 1er… Il avait juré de mettre ses pouvoirs les plus glauques au service du royaume de son père, le Grand Royaume Zinzins ravis.

Adès, toujours cloué sur sa cuvette par la Constipation Maudite, pensait à tout cela. Ses espoirs de victoire étaient-ils un rêve impossible ? Peut-être en venait-il à penser, car les forces ralliées à  Zeus étaient d’une puissance folle. Et une simple attaque de trois ridicules paquets de Cacahuètes maléfiques parachutés dans une coupelle n’avaient-elle pas réussi à le condamner, depuis, lui-même en personne, au supplice du Cabinet maudit ?

Oui, vraiment, il fallait réagir… Il fallait faire quelque chose.

Mais maintenant, il était trop tard. Soudain, Adès le ressentit soudain cruellement.

Le pet avait jailli…

Et avec lui, une tempête dévastatrice gonflée de toute la puissance des Cacahuètes malfaisantes.

(Il faudrait décrire les effets de cet événement dans la guerre Adès-Zeus, parler du rôle de Boudinos. Il faudrait expliquer l’enchaînement d’évènements dévastateurs provoqué par le pet maudi, et qui débouche finalement sur la fin heureuse que vous avez écrite, la célébration de la victoire de Zeus. Il serait bien que dans cet enchaînement, tous les éléments dont vous avez parlé jusqu’ici jouent un rôle…)

Alors, pour célébrer la victoire, les amis de Zeus, habitants du Grand Royaume des Zinzin Ravis se mirent à chanter en choeur en se tenant par la main alors que leurs agapes tournaient au festin. Ils n’avaient jamais chanté aussi harmonieusement.

 

Classe de CM de Sandra Lavoine –  Atelier d’écriture

Ecole de Garrigues planes de Beaucaire

  

Beaucaire équipe de choc !

Oscar, Mathieu et Romain… Trois joueurs de foot.

Ils vont encore à l ‘école de Beaucaire, mais pour dire la vérité, ils pensent surtout à des histoires de ballon, pendant les récrés surtout, mais aussi bien souvent au beau milieu des leçons de maths ou d’histoire.

Trois sacrés joueurs…

Oscar est défenseur, Mathieu joue tous les postes et Romain est un attaquant de pointe, ou alors il joue au milieu. Oscar est impérial à la tête, Mathieu tire des corners de rêve, et Romain drible comme un diable et tire des boulets de folie dans les cages des adversaires.

Aujourd’hui, c’est le match de la saison. Un derby terrible. Beaucaire-Tarascon.

Jusque-là, le match a été très dur, mais le score est encore nul. 0 à 0… Les boulets de canon de Romain n’ont jamais pu trouver le chemin des cages, et les corners de Mathieu n’ont rencontré aucune tête, sauf une fois, mais c’était pour un poteau sortant…

Sur une action décisive, Tarascon pousse comme des brutes pour marquer le but de la victoire, mais les défenseurs Oscar et Thibault sont très bons et font des merveilles. À un moment, un attaquant de Tarascon a profité d’un rideau de joueurs qui le cachait de l’arbitre pour se lancer dans un retourné d’une violence folle. Et il ne visait pas du tout le ballon. Sa chaussure lancée à toute vitesse a percuté brutalement le milieu de la poitrine d’Oscar. Il y a eut un bruit terrible, et Oscar a été projeté par terre. Le choc lui a coupé la respiration, et il est tombé dans les pommes. On a dû le sortir du terrain sur un brancard.

Les Beaucairois sont furieux. L’arbitre n’a rien vu, rien sifflé. Beaucaire finit par perdre, parce qu’ils n’avaient pas de remplaçant et ont dû finir le match à 10 contre 11.

*

Le lendemain, dans la cour de récré, l’ambiance est tendue car de les joueurs de l’équipe de Tarascon fréquentent l’école de Beaucaire depuis que la leur est en réparation. Oscar a été soigné et il a pu venir à l’école le lundi, mais il a encore un énorme bleu sur toute la poitrine.

Pendant cette récrée, c’est une partie de trappe-trappe entre les Beaucairois et les Tarasconnais. Et à un moment, dans une poursuite, Oscar se fait arracher le tee-shirt par un Tarasconnais. Ce coup-ci, c’est trop. Mathieu et Romain se mettent à fracasser Ismael, le Tarasconnais. Puis, chacun vient se joindre à la bagarre générale pour défendre ses copains. La maîtresse arrive tout affolée et ne veut pas écouter les excuses. Tous les joueurs des deux équipes sont punis. C’est comme ça. Elle rigole pas avec les bagarres, la maîtresse.

Maintenant, entre les deux clans, c’est la guerre. Le souvenir du match maudit chauffe toutes les têtes.

*

Pendant le cours de géographie qui suit la récré, les joueurs s’asticotent dès que la maîtresse a le dos tourné. Il se lancent des insultes et plein de gros mots sans arrêt… 

Au bout d’un moment, la maîtresse doit sortir de la classe pour aller s’occuper d’un petit CE qui est malade. Dès qu’elle passe la porte, Ismael se met debout sur sa chaise, sa gomme à la main. Il vise Romain en pleine bouche, et il faillit avaler la gomme. Tout de suite après, c’est la bagarre générale de gomme. Elles volent dans tous les sens, même les filles s’y mettent.

Et tout à coup, la maîtresse revient. Personne ne l’a entendue dans ce vacarme. Furieuse, elle entre dans la classe. Et là, catastrophe ! Elle se prend une gomme lancée par un Tarasconnais en plein dans la tête.

– Puisque c’est comme ça, interro  surprise de conjugaison ! dit-elle  très en colère.

Pendant l’interro, on peut entendre les mouches voler. Mais Thibault reçoit un mot plié en quatre sur sa table. C’est Ismael qui l’envoie : « Rendez-vous à 17h30 sur le parking de l’école, il faut que les choses soient claires entre nous. »

Mathieu faits discrètement circuler le mot à ses copains, tout en murmurant : « Même pas peur de toi, fada !… Je vais te découper en tranche, bouffon de Tarascon…»

*

Le soir arrive. L’horloge marque 17 heures et Mathieu reçoit un SMS et le lit à toute l’équipe qui devait dormir chez lui ce soir-là : « On va tous vous fracasser », dit le message.

17 h 30. Toute l’équipe de Beaucaire est sur le parking, comme promis. Et Tarascon aussi… Oscar s’avance et assomme Ismaël d’un coup de poing de sauvage. Puis c’est la bagarre générale.

Un peu plus tard, le directeur sort de l’école et commence à les engueuler sur son ton le plus sévère.

Mais pendant qu’il les gronde… la bagarre éclate à nouveau !

Le directeur crie, mais tout le monde s’en fiche et se tape dessus, sauf qu’à un moment, Mathieu qui s’empoignait avec Ismaël, se regardent et commencent à rire. Tout d’un coup, il rient, ils rient et ne peuvent plus s’arrêter de rire. Alors, tous les autres arrêtent de se battre pour regarder les deux joueurs en pleine crise de fou-rire.

« Qu’on est bêtes, lance alors Mathieu 

– Oui, ça vaut vraiment pas la peine de se battre, ajoute Ismaël. Soyons amis. Si on s’étripe les uns les autres…. Contre qui pourra-t-on jouer au ballon ? ».

Alors, tous les joueurs éclatent de rire eux aussi. Et le directeur, tellement surpris de ce dénouement oublie même de les punir ! Et tous les joueurs des deux équipes décident d’aller faire la fête chez  Mathieu pour fêter leur amitié nouvelle. C’est ses parents qui vont être ravis de l’apprendre !

 

Le Désastre de Sainte-Lola

Yasmine, Sophie, Emmeline, Victoria et Laure 

Lola avait quinze ans, elle adorait la plage. Pas pour s’y mettre à rôtir comme tant d’autres filles de son âge, non. Elle, elle aimait la plage parce qu’elle se trouvait au bord de la mer, et que sur l’eau, elle pouvait lancer son jet-ski à toute vitesse sur la crête des vagues.

Tout allait bien dans sa vie, ça passait vite, mais elle en profitait le plus possible.

Ce samedi-là, comme d’habitude, dès qu’elle arriva à la plage, elle poussa sa machine dans les vagues. Puis, quand elle fut assez éloignée des baigneurs, elle lança le moteur du jetski et appuya sur l’accélérateur pour filer à toute allure très loin du rivage.

Comme d’habitude.

Mais ce jour là n’était pas comme les autres…

Lola ne pensait plus à rien. Elle chevauchait sa machine qu’elle pilotait de très bien entre les vagues. Elle avait été si loin qu’elle ne voyait plus la plage. C’est ça qu’elle aimait, se sentir seule sur la mer sauvage, loin des êtres humains. À un moment, un dauphin se mit à tourner autour d’elle. Elle ralentit un peu pour profiter de sa présence. Mais le dauphin n’était pas joyeux comme ils le sont d’habitude. Il faisait des bonds nerveux comme s’il essayait de lui dire quelque chose.

Lola coupa le moteur de son engin. C’est à ce moment qu’elle entendit le bruit.

C’était un bruit sourd, étrange et inquiétant. Le dauphin sautait de plus en plus haut, de plus en plus excité. Et le bruit gonflait sans cesse. Il semblait sortir de la mer. Très vite, il devint assourdissant. Et soudain, il y eut une grande ombre qui tomba sur l’océan. Comme quand un énorme nuage d’orage cache le soleil un jour d’été. Mais ce n’était pas un nuage.

Instinctivement, Lola leva la tête. C’était une vague énorme, grande comme un immeuble qui avançait vers elle à toute allure. Son coeur se mit à taper comme un fou dans sa poitrine. Un tsunami !

La vague approchait, elle était déjà presque sur elle. Le dauphin avait plongé vers le fond. Lola comprit, mais trop tard, qu’en sautant comme un diable, il essayait de la prévenir du danger. Lola fut prise de panique. Elle essayait de démarrer sa machine pour s’enfuir très vite, mais elle sentait bien qu’il était déjà trop tard. Le mur d’eau monstrueux n’était plus qu’à quelques mètres.

Au dernier moment, le moteur démarra enfin, et Lola s’élança. Mais déjà, le mur d’eau terrifiant tombait sur elle.

Le Tsunami l’emporta comme une brindille. A demi étouffée par la masse d’eau qui l’emportait, elle perdit connaissance.

~~~~~

Lola se réveilla sur une plage de sable blanc. Il lui semblait que son corps était en miettes. Sa tête avait pris des coups. Elle regarda autour d’elle. Elle ne reconnaissait pas ce paysage. C’était une île déserte. Elle ne l’avait jamais vue. Pourtant, elle avait sillonné la mer sur des kilomètres, et elle n’avait jamais remarqué ma moindre île.

Lola compris alors que le tsunami l’avait emportée loin, très loin, à des centaines de kilomètres.

Alors, elle se voyait finir sa vie ici.

Quelques jours plus tard, elle était remise de ses blessures et un soir, elle remarqua quelques morceaux de bois sur la plage. Elle les ramassa et se servit de ses cours de technologie pour se construire une cabane dans les arbres et la recouvrit avec des feuillages.

Les jours suivants, elle commença à explorer l’île et trouva de quoi se faire des agapes, et à boire grâce à des fruits juteux.

Quand elle retourna sur la plage, elle découvrit tous les morceaux de son jetski que la mer avait ramené jusqu’ici. Sauf le moteur…

C’est à ce moment que Lola sentit des regards posés sur elle. C’était des macaques… Sa seule compagnie sur l’île.

Au fil du temps, elle apprit à les connaître, alors, elle leur donna des noms. C’était cinq femelles et elles les baptisa Yasmine, Sophie, Emmeline, Victoria et Laure. Petit à petit, elles étaient devenues très complices, inséparables.

C’est ainsi que Lola finit ses jours sur cette île avec ses macaques.

C’est depuis cette époque que cette petite île s’appelle l’Île de Sainte Lola…

 

Le match OM – PSG

Maeva, Mélanie, Camille, Valentin

« Trois à un ! » criaient les supporters dans un bruit de triomphe. Dans les tribunes, on entendait le chant «  qui ne saute pas n’est pas marseillais… ». Sur le terrain, les joueurs fous de joie faisaient l’avion ou se cachaient la tête sous le maillot en courant dans tous les sens. 

Mais le match n’était pas fini…

L’équipe de le PSG remontait au score.

*

Il restait encore du temps à jouer et le tableau d’affichage marquait maintenant 4 à 3. Les supporters du PSG étaient fous de rage. La tension dans le stade était à son comble.

Et soudain, un cri de rage se fit entendre sur la pelouse. Puis, d’un seul coup, plus aucun bruit.

Un joueur du PSG venait de défier l’avant-centre de l’OM. Dans un grand silence. Ils se regardaient avec colère et la tension montait dans les gradins.

La bagarre devenait inévitable.

Puis tout d’un coup, Hoaro mit un péchon à Valbuena, qui lui lança un grand coup de pied dans les bijoux de famille. Mais Hoaro revint à la charge avec un grand coup de point sur la figure en lui criant avec rage : «  Vas te faire soigner, fada ».

*

Mathieu Valbuena se réveilla sur un brancard, la tête qui tournait et la mémoire inconsciente. Les pompiers de la caserne l’emmenaient à l’hôpital d’Arles.

À l’hôpital Jeanne d’Arc, on le transporta dans une chambre du deuxième étage, porte 126, la dernière en partant du fond. C’était une petite chambre aux couleurs chaudes et aux meubles anciens et un peu poussiéreux. Dans le deuxième lit de la chambre, il y avait un ancien joueur de l’OM. Ça alors, quelle coïncidence !…

La surprise passée, ils se mirent à discuter de foot, puis de leur vie en dehors du foot. Ils étaient en pleine conversation quand un frappement de porte les interrompit.

Il y eu un moment de silence.

Puis la porte s’ouvrit d’un seul coup et un visage sombre apparut dans la chambre. C’était un homme vêtu de rouge et de noir qui se prénommait Hoaro. Un joueur du PSG ! Il osait venir narguer Mathieu jusque dans sa chambre. Le joueur de l’OM sentit la rage monter en lui.

Mais Hoaro fit un signa amical de la tête. C’était une visite pacifique. Dans sa main, on pouvait apercevoir un objet rond dont les couleurs étaient blanc et noir, avec plein de choses écrites dessus.

C’est un ballon de foot que portait Hoaro. Un ballon de la rencontre, et sur ce ballon, il y avait les autographes de chaque joueur du Paris-Saint-Germain. Mathieu Valbuena accepta les excuses que Hoaro apportait au nom de toute l’équipe.

Valbuena sentit des larmes lui monter aux yeux et il serra Hoaro dans ses bras en lui donnant des tapes amicales sur les épaules. L’ancien joueur de l’OM les regardait rempli d’émotion. «  Ce ballon sera le symbole de notre nouvelle amitié », dirent les deux joueurs presque en même temps…

*

Quand le médecin passa voir Mathieu, il vit que la blessure n’était pas trop grave et il décida de le laisser partir de l’hôpital.

Les trois amis s’en allèrent et rentrèrent dans un bistro pour trinquer ensemble.

Dans ce bar, la télé diffusait la fin du fameux match. C’était la fin des prolongations, et il y avait des supporters des deux équipes. L’ambiance était chaude car le score était serré. Avant que les trois amis aient le temps de commander leur boisson, un cri secoua la salle. A la dernière minute, le PSG venait d’égaliser.

Dans le bistro, un supporter du PSG commença à chanter le chant de l’équipe. Puis son copain se mit à chanter lui aussi, puis un autre, et encore un autre. Tous les supporters du PSG chantaient. Les supporters de l’OM faisaient la tête. Ils étaient très en colère. Ça sentait la bagarre…

Mais à ce moment, un supporter du PSG alla voir un supporter de l’OM et lui proposa de boire un coup ensemble. Puis un autre supporter reconnu alors les trois amis qui étaient installés dans un coin, Mathieu, Hoaro et leur copain, deux joueurs de l’OM et un du PSG qui buvaient ensemble et discutaient comme des amis…

Alors Hoaro se leva et s’écria : « on aime tous le même jeu, c’est le football »

– Oui, les amis, on est tous collègues, ajouta Valbuena. Et je vous paye à tous une tournée générale ! ».

Tous les supporters applaudirent et trinquèrent ensemble. Enfin régnait l’harmonie, et tous devinrent complices !

 

L’Original

Léa

Au delà des arbres et des nuages, se trouve l’imaginaire, là où les contes pour enfants sont créés, là où le bonheur s’accumule, mais aussi là où le danger règne. Il se pourrait bien que là-haut se passe un peu trop de choses…

Le bonheur devenait pesant. La jalousie de ne pas être si connu lui rongeant le ventre, et le Mal en personne éclata de colère, et tous les contes de fées se transformèrent en monstres venimeux. La croyance se fondit en larmes.

Le mal régnait en maître.

Mais un minuscule espoir subsistait car il demeurait une force indomptable. C’était juste Harry, un petit, qui, lui, n’aura pas peur d’affronter le Mal… La peur envahissait les villes, le pays, le monde… Quand est-ce que tout cela se terminerait ?

La patience perdit bientôt son souffle, il était impossible de résister. La haine flottait dans l’air, l’heure de la dernière bataille avait sonné.

La bataille fut rude, et à la fin, l’amour triompha…

 

Drôle d’histoire au musée !

Tous les ans, c’est la même chose : pour le voyage scolaire, la classe de Lola et Victor va au musée.

Jusque là, rien de bien extraordinaire, n’est-ce pas ?

Et pourtant…

Pourtant, tous les ans, des choses étranges se déroulent ce jour-là. Des choses bien mystérieuses.

Et même des choses de plus en plus… terrifiantes.

Jusqu’où cela ira-t-il ?

Qui arrivera à percer le mystère de la statue maudite ?

Lola et Victor pourront-ils surmonter la terrible épreuve qui les attend ?

*

C’est en Grande Section que Lola et Victor se sont rencontrés, le jour des présentations. La petite fille avait levé le doigt. « On t’écoute » avait dit la maîtresse.

– Je  m’appelle Lola et je suis née le 21 août à 10 h 30 à la clinique d’Arles…

– Merci Lola.

Mais Victor avait bondit comme un diable. Tout excité, il levait frénétiquement le doigt tout en se tortillant sur sa chaise.

– Qu’est-ce qu’il t’arrive ? Tu t’es fait piquer par un moustique ?

– Non madame, mais moi, c’est pareil ! Pareil que Lola !…

– Quoi ? Toi aussi tu t’appelles Lola ? lança la maîtresse en plaisantant.

Tous les enfants rirent. Victor haussa les épaules.

– Non, je m’appelle Victor. Mais moi aussi, je suis né à la clinique Arles. Et le même jour que Lola ! Le 21 juillet ! Et presque à la même heure…. Moi, c’était à 10h29…

Ça, c’état vraiment une drôle de coïncidence…

Du coup, Victor et Lola devinrent très amis tout de suite.

Puis l’année de Grande section passa. À la fin, au mois de juin, ce fut le premier de ces fameux voyages scolaires…

– On va au musée d’Arles !  Qu’est-ce que c’est chouette !… criaient les enfants.

En arrivant à Arles, quand le car passa devant la clinique, Victor et Lola se lancèrent un regard entendu et complice. Arrivés au musée, le personnel fut très accueillant. Pendant la visite, Victor et Lola s’écartèrent un peu du groupe. Ils voulaient aller voir la statue de bronze aux yeux de pierre précieuse….

Arrivés dans la salle vide, ils se retournèrent pour voir si la classe n’était toujours pas partie. Non, ils étaient encore en train de visiter une autre salle. Les deux amis s’approchèrent de la statue.

– Ah !!!

– Tu l’as vue, toi aussi ?

– Un peu que je l’ai vue !… La statue a bougé les bras.

– C’est bien ça, hein, j’ai pas rêvé…

– Non, j’en suis sûre, moi aussi je l’ai vue.

Lola et Victor étaient seuls dans la grande salle sombre. Au milieu, la statue trônait dans un rayon de lumière. Les deux enfants n’étaient pas rassurés, mais ils s’approchèrent encore un peu. Ils retenaient leur souffle et avançaient à pas de loup dans la salle silencieuse. Quand soudain, il y eut un grand grincement.

La statue de bronze venait de lever ses deux bras pendant qu’un grognement sortait de sa bouche. Lola et Victor se mirent à trembler. La terreur les clouaient sur place. Alors, un éclair jaillit des yeux d’émeraude de la statue et les frappa droit dans les yeux.

En même temps, les deux enfant lancèrent un cri terrorisé, et ils partirent en courant sur le marbre glissant du sol pendant que des éclairs de feu se lançaient à leur poursuite.

En sortant de la salle de la statue de bronze, courant comme des dératés, ils tamponnèrent la maîtresse.

– Mais, vous êtes malades ! cria-t-elle en manquant de tomber à la renverse.

« Si tu avais vu ce qu’on vient de voir, on verrait comment tu serais, toi », pensa Lola. Mais elle réussit à tenir sa langue.

Tant bien que mal, ils expliquèrent à la maîtresse ce qu’ils avaient vu. Evidemment, elle ne voulait pas les croire. Ils réussirent bien à l’amener dans la salle de la statue, mais cette fois, elle resta tranquille et rien de suspect ne se passa.

– Vous voyez bien qu’il n’y a rien de bizarre ici ! Il faut arrêter de raconter des bêtises. Et puisque vous avez quitté le groupe, je suis obligée de vous punir. Vous me ferez un exposé sur cette statue, puisqu’elle vous intéresse tant…

*

Pendant les vacances, les deux amis avaient fait leur exposé sur la statue de bronze, et à la rentée du CP, ils le présentèrent. Ils eurent 20/20.

Et à la fin de l’année, ce fut le traditionnel voyage. Direction le musée ! Youpi ! Et cette fois encore, Lola et Victor s’échappèrent pour aller voir la statue. Et, dans la salle sombre, tout recommença encore exactement de la même façon que l’année précédente. La statue se mit à bouger, et ses yeux lancèrent des éclairs et les deux enfants s’enfuirent sous les éclairs qui les poursuivaient…

L’année suivante, celle du CE1, ce fut encore la même chose. Les deux enfants grandissaient au fil des ans, mais leur curiosité grandissait elle aussi, car chaque fois qu’ils n’étaient pas seuls dans la salle de la statue, elle restait toujours désespérément immobile. Aussi, personne ne voulait croire ce qu’ils racontaient…

*

« Vous avez le pique-nique ? »

« Oui ! » crièrent les enfants en choeur.

C’est l’année de CE2, et direction le musée, comme d’habitude. Victor et Lola voulaient en profiter pour tenter de percer le mystère. Et cette année encore, ils se débrouillèrent pour quitter le groupe en cachette.

«  Je suis pas très rassurée devant cette statue maléfique, dit Lola.

– Ne t’en fais pas, je suis là » répondit Victor.

– Non, mais je rêve ! Elle recommence encore à bouger ! »

Mais cette fois, elle ne bougeait pas seulement les bras, mais ses jambes se mirent à remuer à toute vitesse ! Lola et Victor crurent bien qu’elle allait se lancer à leur poursuite !

Le coeur battant à cent à l’heure, ils regagnèrent le groupe, mais cette fois, ils ne racontèrent rien à personne.

Puisque de toute façon, on ne les croyait jamais, il faudrait bien qu’ils se débrouillent par eux-mêmes. « A l’année prochaine, statue maudite, tu nous livrera tes mystères » pensèrent-ils en remontant dans le car en silence en se tenant par la main.

*

Le CM1 passa très vite. Lola et Victor étaient de plus en plus proches. Le fameux jour du musée arriva, toujours au mois de juin.

Lorsqu’ils entrèrent à pas de loup dans la salle sombre et déserte, la statue était à leur gauche. Mais à l’instant suivant, la voilà sur leur droite. Voilà qu’elle se déplaçait maintenant ! Ils étaient bien décidés à s’approcher d’elle pour la saisir et la regarder sous toutes les coutures, mais impossible de l’attraper. Elle disparaissait sans cesse pour réapparaître dans un autre coin de la salle. Et à un moment, elle disparut complètement et ne réapparaissait plus.

Alors, ils cherchèrent partout des la salle et trouvèrent un passage secret dans la cheminée de marbre. C’est là qu’elle se cachait.

Mais à ce moment, le groupe entra dans la salle, maîtresse en tête.

Et soudain, tout se remit en place comme par enchantement. La statue était revenue à sa place, et le passage secret s’était refermé sans un bruit, mais en jetant les deux enfants sur le sol !

«  Mais, Lola, Victor, qu’est-ce que vous faites à vous rouler par terre ?  Vous allez me dire que c’est la statue qui vous a fait un croche patte ?! »

Les autres enfants rirent de bon coeur et Lola et Victor se retrouvèrent punis une fois encore. Mais cette fois, ils avaient une idée géniale. L’année prochaine, c’était sûr, ils viendraient à bout du mystère. Mais surtout, il y avait une autre bonne nouvelle, car Lola et Victor s’étaient rendu compte qu’ils s’aimaient… Et l’amour rend plus fort, tout le monde sait ça !…

*

Cette année de CM2, c’était la dernière chance de découvrir le secret de la statue. Le jour avant le voyage scolaire, grâce à la complicité de la mère de Marion, une copine de Lola dont la mère travaillait au musée, les deux enfants avaient réussi à placer une caméra de poche dans un coin de la salle de la statue.

Le jour suivant, quant il entrèrent dans la salle, la statue se mit encore à bouger et à lancer des éclairs. Alors, ils courrurent chercher la maîtresse.

« Cette fois, on a une preuve maîtresse !  Vous allez enfin nous croire !… »

La maîtresse était sceptique mais accepta de les suivre dans la fameuse salle. Là, Lola alla chercher la caméra cachée dans le passage secret de la cheminée de marbre et qui avait tout filmé par un petit trou dans le mur que Victor avait percé avec un compas.

« Alors, ça ; j’en reviens pas ! » s’écria la maîtresse en voyant les images de la statue qui bougeait et dont les yeux lançaient des flammes… Elle était bien obligé de les croire maintenant.

« J’ai une idée ! Rembobinons l’enregistrement pour voir ce qui s’est passé pendant la nuit ! » s’écria Lola.

Bingo ! Les images tournées pendant la nuit étaient claires. Cette statue était hantée. Et pas hantée par n’importe qui ! Elle était hantée par Louis XVI lui-même. On le voyait nettement sur les images, et il était facile de le reconnaître, même si tout ça était incroyable.

« Heureusement qu’on a pensé à mettre une caméra, sinon, qui aurait pu croire à une histoire pareille !?? » S’écrièrent les enfants ravis d’avoir enfin percé le mystère. Puis ils sautèrent dans les bras l’un de l’autre…

Et, ravi qu’on les croit enfin, dès qu’ils furent seuls et tranquilles, les deux enfants qui s’aiment de plus en plus fort s’embrassèrent pour la première fois.

  

 

Beaucaire, Ecole Moulinelle

 

Fresque à l’école de la Moulinelle avec Jérémy Damien

Courant des mois d’avril et mai 2011, la préparation et la réalisation d’une fresque à L’école de la Moulinelle à Beaucaire avec les classes de Cp et Ce1-Ce2 ont été encadrées par Jérémy Damien, cette commande est à l’initiative des enseignants et le centre de création du XIX, le projet à eu lieu dans le cadre de « La caravane des dix mots 2011» qui avait pour thème le lien.

« En amont du travail de peinture murale, j’ai proposé aux élèves deux ateliers préparatoires durant lesquels ils se sont impliqués et ont proposé les éléments de la fresque avec lesquels j’ai composé le résultat final en collaboration avec les participants, ainsi les élèves auront abordé le projet artistique de la conception à la réalisation.
J’ai été très concerné par les enjeux de cette expérience au niveau pédagogique et artistique et les élèves quant à eux ont participé à un événement unique qui leur a permis d’envisager les possibilités d’investir artistiquement leur environnement dans une recherche personnelle d’abord mais aussi dans un vrai travail d’équipe.
C’est un acte artistique qui fait désormais parti de l’histoire de cette école et qui restera dans leur mémoire comme une expérience exceptionnelle ».
Jérémy Damien

 

 

 

 

 

Communauté de Communes du Pont du Gard

 

Atelier d’écriture, 14 mai, bibliothèque d’Argilliers

 

TOUS AUTOUR DU MOT

AGAPES

 

JEU N°1

« LES DEVINETTES GOURMANDES »

Proposition :

1. Chacun prend une feuille de papier et la coupe en quatre. Il prend un des petits papiers et il écrit dessus une question qui commence par POURQUOI… Cette question a à voir avec la gourmandise, la cuisine, les repas, les agapes, etc.

2. Ensuite il retourne son petit papier et le passe à son voisin de gauche. Après ce premier tour, chacun se retrouve donc avec un petit papier qui a été retourné. Chacun écrit alors dessus une réponse qui commence par PARCE QUE… (Mais il ne connaît pas la question !). Dans sa réponse, chacun aborde la cuisine, etc.

3. Quand chacun a fini, chacun passe son petit papier à son voisin de gauche. Et ensuite, on fait un tour de table où chacun lit la question (au recto) et la réponse (au verso)…

Résultats :

Pourquoi c’est meilleur de manger entre amis ? Parce que j’adore les gâteaux.

Pourquoi le sucré est en dessert ? Parce que c’est un moment très convivial et les oiseaux chantent.

Pourquoi les cerises à l’eau-de-vie ? Parce que j’adore.

Pourquoi ne se lasse-t-on pas du chocolat ? Parce que j’aime.

Pourquoi la gourmandise ? Parce qu’on se détend autour d’un bon petit plat et on le partage.

Pourquoi le lapin aime les pruneaux ? Parce que tout est beau et bon.

Pourquoi le gigot a besoin des flageolets ? Parce que les gens aiment partager.

Pourquoi les enfants en général n’aiment pas trop les légumes ? Parce que les desserts sont meilleurs que le reste.

Pourquoi a-t-on du plaisir à se retrouver entre amis autour d’un repas ? Parce que tu dois faire les courses si tu veux manger !

Pourquoi les Français considèrent la nourriture avec autant d’importance ? Parce que ce mélange ne sera pas mangeable.

Pourquoi ne veux-tu pas manger ces jolies fraises ? Parce que l’huile d’olive…

Pourquoi faut-il éplucher les carottes ? Parce qu’un jour sans pain est un jour vilain.

Pourquoi les enfants aiment-ils tant les frites ? Parce que j’ai toujours un plan B.

Pourquoi j’aime tant recevoir dans la plus grande des simplicités ? Parce que la mayonnaise ne prend pas si l’œuf n’est pas frais.

Pourquoi manger des huîtres pendant les mois en « R » ? Parce que tous est pour le mieux si tu ne te prends pas la tête.

Pourquoi varier les menus est-il si compliqué ? Parce qu’il faut manger cinq fruits et légumes par jour pour ne pas creuser le trou de la sécurité sociale.

Pourquoi ne pas aller au restaurant ? Parce que, une fois, qu’ils ont été rissolés, ils sont beaucoup plus savoureux.

Pourquoi est-il si agréable de partager un bon repas ? Parce que le ver est dans le fruit.

Pourquoi la gourmandise est-elle un péché ? Parce que les escargots caracolent la nuit.

Pourquoi quand j’ai fini un repas, j’ai encore une petite faim ? Parce que chacun sait que la daurade n’a pas d’arêtes.

Pourquoi le vin est-il si bon avec le fromage ? Parce qu’il ne faut utiliser que des produits frais.

Pourquoi saler l’eau des nouilles ? Parce que cela n’a aucune espèce d’importance.

Pourquoi les légumes sont-ils si fades ? Parce que le plan d’artichauts ressemble au plan de cardes.

Pourquoi le bœuf bourguignon est-il bourguignon ? Parce que le jour se lèvera tout de même.

Pourquoi faut-il manger de la viande ? Parche que cha colle aux dents.

Pourquoi saisir la viande à feu vif ? Parce que tu ne réfléchis pas avant.

Pourquoi je préfère les « agapes » aux repas dits « de famille » traditionnels ? Parce qu’il est important de manger à heures fixes !

Pourquoi le pain et le vin sont-ils souvent cités ? Parce qu’il s’agit de fêter un grand moment.

Pourquoi manger des bonbons est-il interdit ? Parce que le sucre caramélise beaucoup mieux comme ça.

Pourquoi faut-il mettre du beurre dans les épinards ? Parce que le canard laqué.

Pourquoi l’omelette a attaché ? Parce qu’il faut suivre scrupuleusement les étapes de la recette.

Pourquoi la gourmandise est-elle un vilain défaut ? Parce qu’il faut bien lire le temps de cuisson avant de commencer.

Pourquoi la cuisine ne me fait pas fantasmer du tout ? Parce qu’à Noël, la dinde est un plat de tradition.

Pourquoi faut-il manger tous les jours ? Parce qu’il faut boire le vin quand il est tiré.

 

JEU N°2

« LES SECRETS DE CUISINE »

Proposition :

1. Chacun prend une feuille de papier et la coupe en quatre. Il prend un des petits papiers et il écrit dessus une phrase qui commence par SI… Cette question a à voir avec la gourmandise, la cuisine, les repas, les agapes, etc.

2. Ensuite il retourne son petit papier et le passe à son voisin de gauche. Après ce premier tour, chacun se retrouve donc avec un petit papier qui a été retourné. Chacun écrit alors dessus une réponse qui commence par ALORS… (Mais il ne connaît pas le début de la phrase !). Dans sa réponse, chacun aborde la cuisine, etc.

3. Quand chacun a fini, chacun passe son petit papier à son voisin de gauche. Et ensuite, on fait un tour de table où chacun lit le début (au recto) et la fin (au verso) de ce secret de cuisine…

Résultats :

Si ton pain est rassis, alors tu verras que demain est un autre jour.

Si tu veux monter les blancs en neige, alors ce sera sans doute meilleur.

Si la dinde de Noël pouvait parler, alors dénonce le cuisinier négligent aux autorités et embauche un chef japonais !

Si ta batterie de cuisine n’est pas complète, alors le parfum sera renforcé.

Si la moutarde est trop forte, alors pourquoi se faire tant de soucis ?…

Si ma grand-mère n’avait pas été diabétique, alors émince un oignon des Cévennes et répands-le en pluie fine.

Si le repas a brûlé, alors mélange le tout dans un saladier et repasse au four.

Si les agapes sont super, alors ajoute un peu de sucre.

Si les pâtes sont trop cuites, alors quoi ?!, tu te bouges !…

Si tu veux réussir une mayonnaise, alors on pourra recommencer avec entrain.

Si les tomates ne rougissent pas, alors balance tout à la poubelle, prends-toi un plat surgelé et passe-le aux micro-ondes.

Si tu es végétarienne, alors nous irons manger au restaurant.

Si le steak est périmé, alors je pense que tu travailles trop !

Si le  four est trop chaud, alors les blancs seront fermes.

Si tu veux que tout soit prêt à l’heure pour le soufflet, alors secoue, secoue et secoue jusqu’à ce que tout se décolle !

Si les carottes sont trop cuites, alors les agapes sont conviviales.

Si mémé Georgette déteste ton gratin aux épinards, alors on fait tout flamber au rhum !

Si l’apéritif manque d’amuse-gueule, alors le repas sera lourd.

Si tu veux un super gâteau d’anniversaire, alors on se mettra au régime… demain !

Si les pâtes collent à la casserole, alors on les coupe en tranches très fines.

Si le repas n’est pas bon, alors mets le trente secondes aux micro-ondes.

Si tu n’as plus de vin et de pain dans ton placard, alors il faut le manger dès la sortie du four.

Si tu n’as pas de sel, alors tu peux rendre ton tablier.

S’il te manque des ingrédients, alors mets un peu plus d’acidité, c’est très bon. Du citron, par exemple.

Si je t’invite à de super agapes, alors toute la table sera ravie et boira à ta santé.

Si tu souffres des dents, alors, avec un tout petit peu de dextérité, tu retourneras la crêpe.

Si tu veux conserver des cerises au jus, alors tu peux mettre des épices.

Si tu n’aimes pas la moutarde, alors… un petit peu de courage et tu vas trouver la solution.

Si tu n’as pas d’entrée, alors tout est bon et les roses ont des épines.

Si tu veux rendre ton homme heureux, alors les enfants adoreront.

Si tu manques d’oranges pour le canard, alors la cuisine est au top !

Si la mayonnaise tourne, alors déglace au vin blanc.

Si le champagne est tiède et éventé, alors c’est que tu as peut-être oublié de rajouter un peu d’eau.

Si tu crains d’ouvrir les huîtres, alors tu n’auras pas de grumeaux.

Si les petits lapins courent devant tes yeux, alors il faudra rajouter un filet de vinaigre.

Si la viande est avariée et qu’elle commence à sentir la charogne, alors nous pourrons déguster tout cela au dessert.

Si, par hasard, tu trouves une truffe sous les chênes, alors tu fais gratiner vingt minutes au four.

Si les nouilles ne sont pas assez cuites, alors nous pourrons partager avec les beaux-parents.

Si les petits pois sont trop durs, alors tu pourras en resservir le lendemain.

 

JEU N°3

« LE LOGO-RALLYE »

Proposition :

Le logo-rallye est un jeu littéraire inventé par Raymond Queneau. Le défi consiste à raconter une histoire en utilisant obligatoirement et dans un ordre déterminé les mots hétéroclites  d’une liste établie à l’avance.

1. Chacun choisit un mot dans le domaine de la cuisine.et l’annonce à l’assemblée.

3. Ensuite chacun écrit son histoire en utilisant les mots dans l’ordre de leur apparition.

4. Quand tout le monde a fini, chacun la lit aux autres.

Exemple :

Dans le texte ci-dessous, Queneau a dû intégrer  l’un après l’autre sept mots qui appartiennent à des domaines très variés, tout en écrivant un récit  cohérent. Les 7 mots étaient : Dot, baïonnette, ennemi, chapelle, atmosphère, Bastille, correspondance. Il a écrit le texte suivant : « Un jour, je me trouvai sur la plate-forme d’un autobus qui devait sans doute faire partie de la dot de la fille de M. Mariage, qui présida aux destinées de la T. C. R. P. Il y avait là un jeune homme assez ridicule, non parce qu’il ne portait pas de baïonnette, mais parce qu’il avait l’air d’en porter une tout en n’en portant pas. Tout d’un coup ce jeune homme s’attaque à son ennemi : un monsieur placé derrière lui. Il l’accuse notamment de ne pas se comporter aussi poliment que dans une chapelle. Ayant ainsi tendu l’atmosphère, le foutriquet va s’asseoir.

Deux heures plus tard, je le rencontre à deux ou trois kilomètres de la bastille avec un camarade qui lui conseillait de faire ajouter un bouton à son pardessus, avis qu’il aurait très bien pu lui donner par correspondance. »

Résultats avec les mots suivants :

  1. Pâte d’amande
  2. Festin
  3. Caramel
  4. Miel
  5. Merveilles
  6. Arroser
  7. Bec-verseur
  8. Mayonnaise
  9. Gueule de bois
  10. Vin rosé

 

« Je voulais une fête.

Le décor ne serait pas en pâte d’amande ! Il s’agissait de réussir un festin avec des amis triés sur le volet. Pas de ces gens confits dans le caramel ou le miel mais de vraies merveilles d’humanité, d’humour, d’intelligence.

L’amitié, il faut savoir l’arroser, l’entretenir et point de bec-verseur ou d’objet qui vous obligerait à en modérer l’expression.

Comment faire pour que la mayonnaise prenne entre ces amis si différents, et qu’ils ne repartent pas avec la gueule de bois causée par le vin rosé amené par Jules ?

Il faudrait veiller à apporter un grain de fantaisie et de surprise pour que cette soirée reste dans nos mémoires ! »

« Quelle chance ! Nous sommes invités à un festin sucré !

Nous aurons des friandises nappées de caramel, des fruits confits fourrés à la pâte d’amande, des petits pains au miel de Provence. Nous arroserons tout cela à l’aide d’un bec-verseur afin de goûter à la spécialité de vin rosé de l’excellente cave d’Alain. Profitons donc de ces merveilles, tout sera bon puisqu’il n’y aura pas de mayonnaise ce que je déteste tant, et avec un peu de chance, nous finirons tous avec une gueule de bois ! C’est super ! »

« Quelle joie, ce soir de Noël chez la tante Agathe ! Sur la console, j’aperçois des fruits déguisés en pâte d’amande. Un festin de sucreries : caramel  au miel, petits choux à la crème, que de merveilles ! Un problème se posa à moi, il fallait que je me débarrasse de cet infâme vin de noix servi en apéritif. Il ne me restait plus qu’a arroser  les fleurs discrètement, et sans le moindre bec-verseur sur les pétunias qui s’épanouissaient là, sur la table, juste derrière la mayonnaise… Ce repas fut un enchantement. Raffiné, bien servi… Seule ombre au tableau, peut-être, la qualité des vins. Impossible d’imaginer la moindre gueule de bois avec ce petit vin rosé du Gard. Hélas ! »

Mirelle G.

« Cette nuit, j’ai fait un rêve. Au départ, il était merveilleux, je dégustais un gâteau en pâte d’amandes. C’était un vrai festin. Des choux au caramel, des sablés au miel, des merveilles tapissaient une nappe blanche et rouge au milieu d’un pré. Ce régal était arrosé avec du champagne qui coulait grâce au bec verseur de la bouteille. Puis, tout d’un coup, mon rêve se transforma en cauchemar. De la mayonnaise inondait les gâteaux, j’avais mal au crâne, comme une sensation de gueule de bois.

A mon réveil, je décidais de ne plus jamais boire de vin rosé avant de me coucher. »

« Quelle idée avait eu Armel, en nous invitant, de commencer par de la pâte d’amande le festin dont nous nous souviendrions longtemps sûrement, mais sans amertume, tant son caramel de miel était doux aux papilles. Armel, ce démon, nous régala de merveilles toutes plus surprenants les unes que les autres et si bien arrosées de divers philtres magiques contenus dans de belles cruches en terre d’un potier de ses amis qui excellait dans l’art du bec verseur qui ‘en perd pas une goutte…

Le lendemain, quel réveil ! Genre casquette de plomb, tu vois ? Et finalement je crois que c’est à la mayonnaise en guise de chantilly que j’ai dû cette solide gueule de bois plutôt qu’au vin rosé. »

Daniel.

After Agapes

« Je me suis ramassé une amende même en rentrant à pattes après un super festin, quel caramel au miel dans mes merveilles rêveries ! Arrosée par le bec verseur du pot de mayonnaise de Dédé, je tiens une super gueule de bois à cause du vin rosé de Mireille. Il est des agapes mémorables… »

Mimi

 

 

Recette du bonheur

« Pour faire un festin, prendre de la pâte d’amande avec du sucre que l’on fait en caramel. Ajouter du miel et arroser au bec verseur dans un bol. Cela fait une mayonnaise qui est une merveille. On peut faire la recette au vin rosé. Cela donne une gueule de bois. »

« Il était une fois un pays paradisiaque où les collines étaient en pâte d’amande. On y faisait des festins tous les jours, les routes étaient en caramel, le miel coulait au robinet. On faisait des beignets de merveilles à tous les goûters pour les enfants… et… ces enfants ont grandi… et le gouvernement a changé. Tout devait changer :

Il fallait désormais tout arroser au sel fin, avec un bec verseur si nécessaire. Finies les friandises sucrées, les additions étaient même salées. La mayonnaise bien indigeste était l’aliment de base et, s’il vous arrivait d’avoir la gueule de bois, vous aviez droit au vin rosé… pour oublier ! »

« C’est en mangeant un gâteau à la pâte d’amandes que me vint l’idée d’offrir un festin à mes amis très gourmands de pâtisseries. Mais avant de parler petits fours caramel, bonbons au miel, j’imaginais des merveilles de petits plats arrosés de vins fins.

Tout à ma rêverie je fis un geste maladroit et renversai malencontreusement le récipient à bec verseur utile pour la mayonnaise. Pourtant je n’avais pas la gueule de bois. Alors pour me donner du courage, je me servis un petit vin rosé de derrière les fagots. »

« Je déteste les pâtes d’amande. Je déteste les confiseries, les sucreries. En fait, je déteste la cuisine, les repas qui n’en finissent pas, les festins qui durent toute l’après-midi.

Pourquoi ? Parce que je suis un fantôme, et depuis que je suis mort, je ne peux plus manger, pas même un pauvre petit caramel mou. Pensez-donc, il faudrait que j’aie encore quelques dents pour mâchonner un caramel. Mais vous avez déjà vu un fantôme avec des dents, vous ? Bien sûr, à ma mort, lorsque j’ai compris que je n’avais plus de dents, ni estomac, ni papille, ni langue, je m’en suis plaint à Saint-Pierre. Mais le gros saint a commencé à m’emberlificoter avec des explications pleines de miel, pour me rouler dans la farine. Il me promettait les merveilles du paradis, la béatitude des anges, une magnifique auréole électrique dernier cri, et un nuage molletonné pour y poser mes fesses pour toute l’éternité, un mignon petit nuage, tout blanc, qui n’allait jamais pleuvoir ni arroser la terre.

— Mais je m’en fous, ai-je répondu à Saint Pierre, de savoir si mon petit nuage a l’option bec verseur ! Ce que je veux, moi, c’est revenir sur terre, dans un nouveau corps, pour continuer à bâfrer, à boire, à manger.

— Bon, bon, dit Saint Pierre en essayant de me calmer, on va pas faire monter la mayonnaise entre nous. Ecoutez, pour une fois, je veux bien vous renvoyer, mais que ça reste entre nous. Si le patron apprend que je renvoie la marchandise, je vais me faire taper sur els doigts.

Et aussitôt dit, aussitôt fait, voilà que je reviens sur terre… Enfin, sur terre… Voilà que je me retrouve dans mon plumard avec la pire gueule de bois de toute ma carrière d’ivrogne…

Mais d’où m’est venu ce rêve étrange ? D’un contact avec l’au-delà ? De l’influence occulte des anges ? Ne cherchez pas si loin… Au chevet de mon lit, la source de l’inspiration : deux bouteilles de vin rosé. Vides. » 

 

JEU N°4

« HMMM… JE ME SOUVIENS… »

Proposition :

1. Chacun prend une feuille de papier et commence par écrire le début « Hmmm, je me souviens… ».

2. Ensuite il raconte un souvenir où il a passé un délicieux moment à table.

3. Quand tout le monde a fini,  chacun lit son texte aux autres

Résultats :

« Hmmm… Je me souviens…

C’était il y a longtemps, si longtemps que ne reste que l’impression forte d’une soirée d’été, une table recouverte de draps, dressée sous un mûrier, au centre d’un hameau méridional. Odeur de thym et de romarin. Repas de famille où chacun se retrouve. Les enfants se chamaillent, le vin coule à flot.

Le père de famille fait tinter son verre avec le couteau pour prendre la parole. Un enfant sort un violon de sa boîte, et égrène quelques notes. Les voisins amusés sont invités. Charme des retrouvailles, images fortes de l’enfance.

Plus qu’un souvenir d’agapes, c’est le moment, l’instant de bonheur qui reste gravé dans la mémoire, l’image idéale, celle que je pourrais prendre, qui sait, un jour ! »

« Hmmm… Je me souviens du craquement entre mes dents, lorsque la petite coque se brisait sous la pression de mes mâchoires… Et aussitôt après, c’était une explosion de saveurs qui se répandaient dans toute ma bouche. Le jus tiède coulait, à peine salé, presque fade. Et l’odeur !… Ah l’odeur !… Une odeur de sang frais, il faut le dire, avec ses arômes un peu ferreux, presque écœurants, douceâtres… Je crois que ce que j’aimais, c’était moins leur saveur que le fait même de les manger. J’avais l’impression de braver un interdit, de commettre une transgression, et c’est cela qui donnait au plat une saveur incomparable.

Il faut les choisir à mi-chemin entre le moelleux et le craquant. C’est pourquoi les meilleurs sont les tout petits…

Et toujours commencer par croquer la tête. C’est le plus goûtu. Moi, à l’époque, je jetais même le reste. La tête, et rien que la tête suffisait à ma volupté gourmande.

Eh oui, que voulez-vous ! Nous autres, les ogres, nous continuerons toujours d’adorer vos charmantes petites têtes blondes ! »

« Hmmm… Je me souviens des flancs aux œufs faits par ma grand-mère Isaure le dimanche. Hmmm… Trop bon comme dirait mon petit fils. Un délice. Un feu d’artifice de douceurs. Il n’y a pas de mot pour le dire. Il n’y avait que ma grand-mère pour le faire comme cela. Elle avait un coup de main que je n’ai jamais retrouvé. »

« Hmmm… Je me souviens de ces agréables convives autour de ma table. Une table que j’avais dressée avec amour pour un jour exceptionnel.

Quoi de plus merveilleux lorsque vous réunissez des personnes qui vous sont chères.

Un moment de partage entre amis inoubliables, des instants de joies et de bonne humeur. Qu’y avait-il sur ma nappe ? Certes de la couleur, des plats savamment concoctés pour des invités de choix. Mais quelle importance en somme, leur présence, leur chaleur resteront longtemps gravées dans mes plus beaux souvenirs. »

« Hmmm… Je me souviens, je devais avoir cinq ou six ans. Nous étions allés fêter le mariage de ma tatie Thérèse, tous assis autour d’une longue table qui me semblait interminable à l’époque. Je me souviens surtout de la « Pièce Montée » avec ses petits choux d’abord croquants de caramel puis délicieusement moelleux avec de la crème chiboust… et puis la Nougatine, quel délice. Je me rappelle avoir suivi le plat de présentation en cuisine pour grappiller les morceaux de nougatine qui avaient échappé aux agapes. »

« Hmmm… Je me souviens quand toute la famille était réunie pour les fêtes de Noël chez Pépé et Mémé. Leur maison était pourtant toute petite mais nous nous serrions autour de la table car la famille était nombreuse. Mémé et pépé avaient préparé depuis plusieurs jours leurs délicieuses oreillettes.

Je me rappelle aussi du brouhaha des conversations quand tout le monde parlait fort et en même temps. Ces moments étaient vraiment formidables et resteront inoubliables. »

« Hmmm… Je me souviens de tellement de repas de famille dans mon enfance où maman, fine cuisinière, mettait les p’tits plats dans les grands, où les odeurs qui s’échappaient de la cuisine nous mettaient en condition tout ce qu’il y a de favorable à la dégustation qui allait s’en suivre, qu’il m’est difficile d’en choisir un particulièrement. Si ! J’ai une piste. C’était certainement un dimanche où Kinet et Kinette, grands amis de mes parents, nos grands-parents d’adoption à Claude, Michel et moi, étaient invités, ce qui, en soi, était déjà promesse d’un agréable moment même s’il n’y avait eu que pâtes au beurre à se mettre sous la dent, maman avait préparé des artichauts dont elle avait retiré le cœur pour en faire une farce avec des champignons, du persil et je ne sais quels autres ingrédients, qu’elle avait replacés ensuite au sein des artichauts. C’était d’une finesse… Hmmm… je ne vous dis que ça ! Je n’en ai jamais remangé depuis mais ne désespère pas d’en trouver la recette »

Daniel

« Hmmm… Je me souviens…

Enfant, je n’attendais pas le mûrissement des pêches. Sitôt le fruit formé, je le mangeais. Quel délice ! Le goût acide dominait, mais j’aimais. Bien sûr qu’on n’était pas à table avec les parents, mais plutôt du chapardage dans le jardin. Ce fruit défendu pas fini a toujours eu le don de me rendre véritablement malade. Ma mère savait exactement, voyant mon air ravi et repu, de ce qu’elle allait devoir me faire… (Lavement)

Ce moment sous l’arbre m’est toujours resté, ma bouche garde le souvenir de ce goût, je mangeais aussi des feuilles de lilas. En vérité ces moments de dégustation solitaire et silencieuse m’ont ravie plus que les agapes familiales. »

Mimi

« Hmmm… Je me souviens…

Je me souviens de ce repas avec toi.

Nous avions décidé de fêter notre rencontre et je rêvais d’un moment qui resterait gravé.

J’avais depuis longtemps imaginé ce moment car on m’avait à plusieurs reprises parlé de l’endroit où nous irions. Il y avait le cadre, l’atmosphère et la créativité de la cuisinière qui étaient à chaque fois évoqués.

Notre table était prête, nappée et fleurie avec ravissement. Une lumière tamisée provenait de bougies disposées autour de nous. Je revois avec précision les verres qui attendaient que nous découvrions ce vin inattendu et surprenant du Pic Saint Loup. Leur forme invitait nos mains à les enserrer et à les porter à notre bouche.

Je crois que mes yeux brillaient. Etait-ce seulement l’éclat des lumières ? Je n’en suis pas sûre.

Quand le repas a commencé à être servi, ce fut alors une suite de mets plus exquis les uns que les autres avec des saveurs subtiles qui se répandaient dans notre bouche.

C’était une sensation très inhabituelle d’un parfum, qui dégageait en bouche une saveur et qui ensuite se complexifiait. Nous avions l’impression qu’il y avait différentes strates à découvrir dans chaque bouchée. J’avais déjà mangé des choses exquises, mais, en plus, se jouait une alchimie, une élaboration qui m’était inconnue, merveilleuse…

Hmmm… Quel souvenir ! »

« Hmmm… Je me souviens…

Qu’il est doux, ce souvenir, qu’il est savoureux… J’en ai l’eau à la bouche et les papilles qui frétillent… C’était par un beau jour de printemps, sur une terrasse ensoleillée.

Un repas d’anniversaire chez un ami alsacien.

Et je souligne alsacien car ces Alsaciens n’ont pas leur pareil pour préparer une viande.

Ce qui sortit du four ce jour-là fut une merveille de palette de porc moelleuse à souhait, mijotée pendant des heures dans sa sauce au vin, arrosée avec amour à intervalles régulières, surveillée de près par notre ami et offerte à notre tablée avec une jouissance orgueilleuse qui nous en disait long sur ce cadeau de maître cuisinier.

Au seul souvenir de ce mets, je ne pourrai jamais être végétarienne. Et si vous voulez la recette, il vous faudra user de tout votre charme.

 

 

Comps

 

Atelier 1 CP / Comps – 17 mars 2011

 AVEC

Lola                Avec quoi, c’est fait la Terre ? 

Margot            Avec Bob et Pistache, ils ramassent des fleurs. 

Hajar              Avec ma maîtresse, je lis toujours bien. 

Mélina             Avec une barbie, je joue. 

Dylan              Avec mes amis, on mange du citron.

Iris                  Avec ma copine Zoé, je vais aller en vacances.

Sacha              Avec mes princesses, je joue.

Zoé                  Avec la maîtresse on va au cirque.

Lila                  Avec maman, nous sommes allées au parc.

Numa              Avec la voiture, nous sommes partis au ski.

Arnaud            Avec le chien de ma mamie, il me monte sur le dos.

Thomas           Avec mon chien, j’aime bien faire des caresses.

Enzo                Avec Justine, nous allons au parc.

Kylian             Avec Bob, nous cherchons le petit déjeuner.

Emma             Avec mes chiens, je m’amuse.

Sarah              Avec ma maman et ma cousine, nous sommes allées au cinéma.

Chloé              Avec mon papa et ma maman, je me promène dans les bois.

Alexis              Avec des chips, je mange des olives.

Jade                Avec mon poney, je vais me promener.

Mayron           Avec maman, j’aime jouer.

 

Atelier 2 CE1

Il était une fois…

Dans un pays profond, un peuple de mains  n’a qu’une envie : étrangler, taper, devenir coup de poing ou encore massacrer. 

Dans ce même pays vivent quelques mains isolées qui rêvent, elles, de câliner…

Dans un pays tout proche vivent les Manupis.

Autrefois, le pays des Manupis était en paix. Mais aujourd’hui, beaucoup de Manupis ont changé. Ils ne rêvent qu’à une chose : étrangler, taper, massacrer, en un mot devenir coupdepugnis (les Coupdepugnis sont un autre peuple, redoutable et redouté. Il sne se déplacent jamais seuls, toujours en cuirasse et très fermés sur eux-mêmes. Leur force est légendaire).

Au pays des Manupis vivent aussi quelques isolés dont le cœur bat très fort de la joie de la vie. Eux, rêvent de câliner, et bisouiller.

Le drame survient le jour où un des Manupis veut être plus méchant que les autres. Il les  transforme tous en esclaves. Ceux-ci, étranglés, révoltés et en colère, deviennent à leur tour très méchants. Le monde des Manupis est devenu un monde de méchants.

Seuls quelques gentils ont réussi à se cacher, sous un plancher.

Une sorcière Coupdepugnis les recherche, prête à les faire disparaître. Ils réussissent à s’enfuir en creusant un tunnel, et atteignent une cabane. C’est là qu’ils fabriquent une potion . Courageusement, ils l’apportent aux méchants. Ils se placent devant eux, et leur font leur tête de tout mignons… Les méchants boivent la potion et retrouvent leur gentillesse d’avant.

De son côté, la sorcière Coupdepugnis refuse de boire la potion. C’est un oiseau qui s’envole avec de la potion, et la lui lâche sur la tête. Transformée malgré elle, elle devient amie des Manupis.

Elle décide de se mettre à leur service, et tous oeuvrent désormais avec gentillesse.

 

 

Remoulins

 

Dans la famille  de GAUCHERY, il y a

le père, M. de Gauchery

la mère, Mme  de Gauchery

le grand frère Major de Gauchery

la cadette, Anna-Laure

le benjamin Poucet 

Ils habitent tous dans un château au bord du Gardon, rive droite. Le château de BRICBROCQUETTE est tout de travers.

Ils sont très riches et ont beaucoup de serviteurs. Mais ils sont très maladroits et s’ennuient un peu.

Le père chasse mais rate toujours la cible, la mère essaie d’écrire des contes à sa manière mais n’arrive jamais à les terminer.

Le grand frère en voulant tuer les oiseaux au lance-pierres casse les vitres des villageois.

La grande sœur brode sans fin et se pique tout le temps les doigts.

Le petit, lui, se sent très seul. Tous les après-midi il part à la recherche d’un ami en longeant la rivière.

Dans la Famille BONADRESSE, il y a

le père, M.BONADRESSE, tailleur de pierres

la mère, Mme BONADRESSE, couturière

l’aînée, Majorette, jardinière

le frère cadet,  Alain-Dex, pâtissier

la benjamine, Poucette. BONADRESSE,

Leur maison est une simple chaumière,  rive gauche.

Ils sont pauvres. Mais ils ont tous quelque chose à faire.

Du coup ils ne s’ennuient guère. Il faut dire qu’ils sont très dégourdis.

Faire le feu, la cuisine, laver le linge, coudre des vêtements, construire  et réparer des meubles.
Il n’y a que Poucette, la benjamine qui n’a rien à faire que des bouquets de fleurs.

Alors elle va se promener au bord de la rivière.

 1° EPISODE : LA RENCONTRE DE POUCET ET POUCETTE

Poucet  de GAUCHeRY rencontre Poucette BONADRESSE, la fille du tailleur de pierres.

sur les bords du Gardon

Poucette cueille des fleurs, sur la rive gauche du Gardon. Poucet est de l’autre côté. Il aimerait bien la rejoindre.

– Bonjour, Poucette !

– Oh, bonjour, Poucet ! Peux-tu me donner un coup de main pour faire un bouquet ?

– Je te rejoins !

Poucet saute de caillou en caillou pour rejoindre la petite fille qui se trouve sur la rive gauche du Gardon. Mais il trébuche et tombe à l’eau.

– Poucette, au secours, je ne sais pas nager !

– Vite, donne-moi la main !

Poucette sort son ami de l’eau sans lâcher sa main. Les deux enfants, main dans la main, se regardent en souriant. Ils sont trempés mais joyeux.

– Je voulais mettre la main à la pâte mais…

– Tu as glissé…

– Je suis si maladroit ! Heureusement ta main secourable m’a sorti d’affaire !

– Mais non ! Tu as le cœur sur la main et tu voulais m’aider, c’est tout !

– Pour te remercier, ma chère Poucette, je te donne cette petite bague en or que m’a donnée ma grand-mère pour me protéger : c’est un porte-bonheur !

– Je te jure, la main sur le cœur, que je la porterai toujours !

Poucet bat des mains pour applaudir sa petite compagne. Ils sont heureux. Ensemble les deux enfants ramassent des iris d’eau. Poucette montre au petit garçon un gué pour passer sans danger de l’autre côté. Ensuite ils essuient leurs mains et se séparent en se promettant de se retrouver bientôt pour jouer. Les mains pleines de fleurs, chacun rentre chez soi, le cœur content.

2° épisode, la pie de Poucette

 Deux jours après, Poucette ayant traversé le gué se promène rive droite dans le pré qui se trouve non loin du château de Bricbroquette. Elle espère voir Poucet. Sur son épaule, il y a Manuela la pie apprivoisée que son père lui a donnée et  elle porte la bague d’or que Poucet lui a offerte. Apercevant Major, le grand frère du  garçon, elle court vers lui.

– Bonjour Major, je cherche Poucet.

– Haut les mains ! Cette bague, tu l’as volée !

– Mais non, c’est Poucet…

– Menteuse ! C’est ta pie qui l’a volée pour toi !

Major se rue sur la petite fille pour lui donner une gifle. Il veut lui arracher la bague mais d’une main maladroite il bouscule la pie  qui en essayant de s’échapper se casse une patte.

– Tu as des mains de diable, crie la petite fille.

– Et toi des mains de voleuse !

– Main malheureuse !  Regarde ce que tu as fait à Manuela !

– C’est une voleuse comme toi !

– Pas du tout, crie Poucet arrivé sur ces entrefaites. Tu n’as pas à lui arracher des mains ce que je lui ai offert pour la remercier de m’avoir donné un  coup de main quand j’en avais besoin !

– Heureusement, Poucet  a le cœur sur la main, pas comme toi ! dit Poucette en larmes.

Poucette se tord les mains de désespoir : la pie blessée gémit doucement. Major ne sait que dire ni que faire de ses dix doigts. Alors il s’en va, laissant les deux enfants désolés par ce qui vient d’arriver.

3° épisode, chez les Bonadresse

 – Jeux de mains, jeux de vilains, déclare le père de Poucette, très fâché contre Major quand Poucette lui raconte un peu plus tard ce qui s’est passé.

– Que vas-tu faire ? demande Mme Bonadresse à son mari.

– D’abord soigner Manuela en lui fabriquant une petite béquille.

– Et puis ?

–  Ensuite je vais écrire une lettreau père de Major. Ce garçon doit apprendre  à ne pas avoir la main si leste et réfléchir avant d’agir.

La pie, grâce à l’habileté de M.Bonadresse qui lui a confectionné une petite béquille très pratique, peut porter le message au château.  Et voilà ce qu’il contient :

 A Monsieur de Gauchery,

 Je tiens à porter à votre connaissance les faits suivants : votre fils Major a eu la main bien lourde ! Il a frappé ma fille Poucette et blessé sa pie apprivoisée, Manuela. Il doit venir présenter ses excuses à Poucette et reconnaître qu’il ne doit pas agir en un tour de main sans réfléchir ! En guise de punition, il doit désherber à mains nues le jardin potager de notre famille. Nous l’attendons de pied ferme deux-mains, jour de l’anniversaire de notre benjamine, Poucette. Je compte sur vous pour que votre fils  exerce d’abord sa raison avant d’en venir aux mains. Qu’il vienne donc, rien dans les mains, rien dans les poches !

signé : M.Bonadresse

4° épisode, les excuses de Major,

 M. de Gauchery, sa fille Anna Laure, son fils Major, sans oublier Poucet, se rendent le lendemain chez la famille Bonadresse.

– Il n’y est pas allé de main morte, constate le père du garçon en regardant l’oiseau blessé. Il sera puni !

– Si ma fille Majorette a la main verte, votre fils, lui, a surtout la main lourde. Comme réparation du mal qu’il a fait à notre pie apprivoisée et à l’honneur de Poucette, je n’ai vu qu’une réparation possible : le désherbage du jardin potager, à la main  évidemment !

– Une main de fer dans un gant de velours…

– Plutôt une main verte dans un gant de jardin…répond  M.Bonadresse.

La main sur le cœur, Major déclare d’abord qu’il est innocent, mais à la vue de l’oiseau, il reconnaît qu’il a eu la main lourde et qu’il a manqué de jugement.

– Je me suis emporté, c’est vrai. Mais j’ai cru que la pie avait volé la bague en or…Je regrette…

Son père lui dit alors quelle sera sa punition. Major tape dans la main de M.Bonadresse et promet qu’il fera des pieds et des mains pour accomplir sa punition au mieux.

Le garçon se met au travail, un peu inquiet  tout de même par l’étendue du potager.

 – Qu’y a-t-il dans ton jardin ? demande Major à Majorette.

– A main droite, nous avons les arbres fruitiers : pêcher, pommier, cerisier, abricotier.

A main gauche, les rosiers, les iris, et tout ce qui se mange : radis, salades, tomates, fraisiers, framboisiers, carottes, poivrons, courgettes, petits pois, citrouilles et potirons, maïs, épinards et pommes de terre, sans oublier les choux.

– Hou, ça en fait des rangées à désherber !

Majorette  qui a le cœur sur la main lui propose de lui donner un coup de main.

– Qu’est-ce qu’on en fait de cette herbe ?

– On la prend à pleines mains et on la porte à nos lapins !

Pendant ce temps, la jeune Anna-Laure qui a préparé une petite couverture brodée à la main pour la pie se pique le doigt en déballant son petit paquet.

– Ce n’est rien, je vais te soigner, dit Alain-Dex .

– Ta sœur Poucette acceptera-t-elle de ma main ce petit cadeau pour son anniversaire ? Je ne voulais pas arriver les mains vides.

– C’est très gentil de ta part. J’en donne ma main à couper : ton cadeau lui  fera très plaisir.

Comme les enfants, les deux pères se serrent la main et se promettent de se revoir.  Il est question d’une grande fête pour célébrer la réconciliation des deux familles.

5° épisode,

 la FÊTE

au château BRICBROCQUETTE DE GAUCHERY

 La famille BONADRESSE arrive au château. Ils se sentent un peu gauches mais  ils ont accepté  l’invitation et apportent les fleurs et les légumes de leur jardin.

 Au château, du haut des remparts, toute la famille de Gauchery les accueille avec de grands signes de la main.

Monsieur de Gauchery fait tirer le canon en leur honneur. Catastrophe, le boulet tombe dans le bassin, casse la margelle et éclabousse tout le monde.

– Bienvenue à vous, dit M. de Gauchery, je suis désolée, je suis si maladroit.

– Ce n’est rien, je vous promets d’arranger ça, le rassure M.Bonadresse.

– Je vous ai préparé un soufflé, mais il est tout raplapla ! se désole Mme de Gauchery.

– Rien dans les mains, rien dans les poches, j’ai la solution, dit Alain-Dex,  le frère cadet de Poucette.

– Tu as la solution miracle ? s’étonne Anna-Laure, la sœur de Major.

– Oui…Grâce à la pie de Poucette…C’est elle qui va mette la main à la pâte.

– Va, dit Poucette à Manuela, va et reviens vite.

En effet, la pie revient le bec chargé de fruits qu’Alain-Dex dispose sur le soufflé raté en en faisant une belle tarte aux fruits : pommes, fraises et framboises rendent le gâteau très appétissant. Poucet et Poucette tapent des mains :

– Bravo,  Manuella !

– En voilà deux qui peuvent se donner la main, dit M.de Gauchery en regardant Poucet et Poucette.

Tout s’arrange enfin entre les deux familles et  après le goûter et les jeux pour les enfants : main chaude, pigeon vole, pierre, ciseau, papier, madame  de Gauchery se met à raconter une belle histoire :

il était une fois un garçon maladroit, Poucet de Gauchery, et une petite fille très adroite,  Poucette Bonadresse , l’un était riche et l’autre pas, ils se sont donné la main et tout a changé…etc…

 

 

Vauvert

 

Nadège  – Texte 1

 Un matin, comme tous les matins, je décide d’aller dans la grande maison où j’ai passé mon enfance. Je me rappelle de ce jour d’été, ce beau temps si chaud et je m’allonge sur cette pelouse qui me semble si fraîche. Je ferme les yeux et d’un coup, j’entends un bruit et j’ouvre les yeux. Je regarde vers le grand arbre rouge juste derrière, il y a une grande ombre. Je me lève presque immobile et d’un coup je vois un jeune garçon qui me regarde. Il tiend un objet qui brille dans ses mains. Il s’approche et me prend les mains avec les siennes. Et ce beau regard. Il ne dit rien et moi non plus. Il m’amène sur ce banc, il m’embrasse sur la joue et d’un coup, avec cet  objet qui brille, il disparaît. L’été passe et je l’attends tous les jours sur ce banc blanc. Mais rien. C’est pour cela que depuis toutes ces années je pense à cette grande maison où je passe mes étés.

 Jamila

 

Texte II Nadège

 Cela faisait maintenant des années qu’il était partit mais pas un jour ne passait sans qu’elle ne pense à lui. Alors qu’elle les croyait envolées, voila que ses interminables peurs remontaient à la surface sans qu’elle connaisse la raison. La seule idée de se trouver seule dans une maison ou un lieu éloigné faisait remonter en elle des émotions fortes, elle se sentait très mal, restait immobile. Que devait-elle faire ? Comment les affronter ? Elle optait pour la lecture qui lui permettait de s’évader pendant un  moment.

 Magali

 

Véro texte 12

 3 ) Les choses qui ne s’accordent pas…

–        Une femme jeune et trop malade

–        Un ami avec son ennemi

–        Une femme marrante et toujours triste

–        Un homme sans dent qui mange une pomme

–        Une personne sans yeux

–        Un chien sans poil

–        Un chat sans griffes

–        Des doigts sans ongles

–        Le sucré avec le salé

–        Le médicament sans l’eau

–        Le coca sans bulle

–        Un aveugle sans canne ou sans chien

–        Un malade sans soin

–        Une lampe sans ampoule

–        Le soleil sans ses rayons

–        Le vent sans le froid

–        Les élèves sans le professeur

–        Une rue sans indication

–        Une caserne sans pompier

–        L’église sans le prêtre

–        Les lois sans respecter les règles

 Jessica

 

Véro texte 14

 4 ) Les choses qui nous attendrissent (qui vont avec nous)

–       Les gens bien

–       Les beaux jardins

–       L’écoute des personnes

–       Les beaux jours

–       Les belles lumières

–       L’enfant s’amusant avec ces parents

–       Les balades en plein air

–       Les voyages

–       La compagnie de personne agréable

–       Les sorties tout en travaillant

–       Les couples heureux

–       Les journées inoubliables

–       Les nouvelles rencontres

–       Les gens compréhensifs

–       L’aide et le soutien des gens

–       Les histoires passionnantes

–       Les amis fidèles

Jessica

 

Véro Avec

 1 ) Les choses qui vont avec…

–       La vie et la mort

–       La table et les pieds

–       Le nuage et la pluie

–       la route et les poteaux

–       L’ordinateur et la souris

–       L’imprimante et les feuilles

–       Le chauffage et la chaleur

–       L’essence et la voiture

–       L’encre et le stylo

–       L’armoire et les portes

–       Les murs et la maison

–       Le collier et le chat

–       La boite et les CD

–       La clef et la serrure

–       Les heures et les jours

–       La coiffure et la couleur

–       L’oreille et sa boucle d’oreille

–       Le bouchon et la bouteille

–       Les signes et les corps

–       Les chaussettes et les pieds

–       Le sourire et la bouche

–       L’expression et l’humeur

 

Texte 4 Véro

  – Celle qui me fait toujours rire, cette petite princesse haute comme trois pommes, qui a changé ma vie, celle que j’installe dans sa chaise haute pour lui donner sa purée de carottes jambon que j’ai préparée avec amour.

 – Celui qui restera toujours dans mon cœur, celui qui m’a fait vivre trois belles années de ma vie. Celui avec qui je mangeais un plat des pâtes à la tomate. Celui qui me racontait toujours des bêtises et moi, je rigolais pour rien juste parce que j’étais heureuse.

 Cindy

 

Véro texte 8

 Les choses qu’on ne peut faire qu’avec quelqu’un…

 –        Aider et soigner une personne qui ne peut rien faire

–        Aimer

–        Porter du lourd

–        Se faire la bise

–        S’amuser

–        Se tuer

 Jessica

 

Texte 3 Sylvie

 Ce matin-là quand elle s’était levée, elle s’était dirigée vers le grand arbre rouge précisément pour se sentir proche de son amour. Aurait-elle pensé à ce moment qu’elle trouverait cette lettre ? NON, impossible !

Elle resta immobile en la lisant les mots défilaient, les larmes coulaient.

Les images des voyages qu’ils avaient fait ensemble apparaissaient, en remplissant son cœur de tristesse. L’avait-elle quitté ? Elle ne le savait pas. En début d’après midi, l’espoir s’était éloigné d’elle et s’était transformé en émotion. Son fiancé  était bel et bien parti. Sa peur était devenue réalité. Elle n’aurait pas dû lire cette lettre et peut-être aurait-elle eu la chance de le voir, ce soir là, sur ce vieux banc où il lui avait donné rendez-vous. Une année est passée, maintenant son visage est rempli de joie. Elle voudrait oublier à jamais ce récit qui l’avait bouleversée.

Sylvie G

 

Texte 5 Claire

 C’était un jeudi mon regard était loin. J’étais restée près du lycée où se répétait tous les jours la même chose. Je voulais juste fuir, partir, me promener dans Nîmes là où la vue était superbe, me caler au rebord de cette fontaine. Et là, je pris mon stylo plume et une feuille blanche. Je me mis à écrire à cette anonyme, celle qui était la deuxième partie de moi, avec qui, tous les jours, il y avait une chose bizarre qui arrivait. Je voyais toujours cette image passer dans ma tête. Le temps, les choses me semblaient difficiles et les jours passaient. Une seule question me perturbait : « qu’allais-je faire l’année prochaine ? » Mais j’y étais déjà ! On ne voit pas toujours comme le temps et les années passent. Il y a un jour où tout est bien, tout parait beau, l’esprit est libre, et le lendemain matin on se lève et en une seule soirée, tout s’est retourné, on voit les moments, le monde autrement. Ainsi pour cette personne que je recherche et que j’attends et qui est là pour faire oublier et avancer. Aujourd’hui, passer des journées avec elle ou des années cela ne me dérangerai pas du tout.

 Jessica

 

Texte 6 Nadine

 Les choses qu’on ne peut faire qu’avec quelqu’un…

–       L’apéro

–       Des câlins

–       Discuter

–       Jouer

–       Un bébé

–       Un pari

–       Un rallye

–       Un cours de communication

–       Raconter une histoire

–       Se marier

–       Jouer au tennis

–       Un massage

–       S’écouter

 Sylvie G

 

Texte 7 Claire

 Le désir de fuir malgré toute cette vie, libérer son esprit pour que les songes deviennent réalité.

Un chat regarde à travers la fenêtre de la chambre d’une grande maison ouverte. Un peu plus loin un  enfant assis sur la pelouse à l’ombre d’un grand arbre rouge.  Le chat arrive sur le grand perron où il y a un banc en fer forgé. Il s’assoit tout en regardant au fond du jardin. Le soleil est au rendez-vous en cette jolie fin de matinée. Cette image devrait être fixée sur un tableau. Cet enfant est en train d’immortaliser cet instant par sa petite main. Sur le dessin l’on peut voir l’autre côté de son miroir, son secret.

 Nadine

 

Texte 9 Sylvie

 Par les images qui revenaient chaque soir dans ma tête – le bleu de la nuit n’étant pas encore arrivé – je profitais de ces derniers rayons du soleil d’été pour oublier ces souvenirs qui me hantaient. J’allais me perdre dans les sentiers de mon jardin secret, dont, moi seule, avait la clef. Je n’avais pas encore envie de rentrer chez moi, malgré mes yeux qui commençaient à picoter. Par moment, j’apercevais le bout de mes cheveux couleur blé flotter dans les airs. Je tentais encore une fois de refouler ces souvenirs de ma tête en marchant dans l’herbe humide et menue.

 Cindy

 

Texte 10 Claire

 –  Tu es au restaurant vietnamien, à Nîmes, et le serveur t’offre, à la fin du repas, un verre de son meilleur saké.  Dans le fond du verre tu vois une femme sans habit. Tu bois l’alcool, il est fort et te monte à la tête. Tu rigoles.

 –  Tu me dis que ? pour ce soir ? tu veux des amis à ta table. Tu me suggères un menu. Tu es heureux. Tu reconnais tes amis. Tu sais que, pour toi, ils sont venus.

 –  Tu commences à haleter. Tu sens que l’odeur approche. Tu es dans ta cuisine. Tu me montres ce merveilleux sac de croquettes imbibées de jus de viande. Tu salives, tu aboies. Tu me montres ta gamelle. Une fois remplie, tu te jettes dessus comme la misère sur les pauvres.

 –  Celle qui m’accompagne au catéchisme tous les mercredis avec ses cheveux longs, frisés, couleur métisse. Celle qui cavale avec moi, à la fin du cours sur le marché de Vauvert, pour acheter des bonbons et les dévorer. C’est l’extase !!

 –  Celui qui est assis en face de moi, à la Grande Motte, ce soir. Regarde son plateau de coquillages avec jubilation. Il trempe ses lèvres dans son verre de Chablis. Il le pose. L’heure du tourteau a sonné. Pince gauche, pince droite, il les fait toutes craquer. Celui qui mange, ce soir, à coté de moi a oublié que j’étais là, on dirait un ogre !

 Stéphanie

 

Texte 13 Nadine

 Elle se réveille. Il fait jour.

Ce matin comme tous les matins elle respire et ses yeux, gentiment s’ouvrent.

Elle a bien dormi, ses cheveux sont restés lisses et vivants. Mais son rêve était si étrange et inévitablement réaliste, que certains de ses cheveux ont pris la forme rebelle.

Ce soir elle va quitter en secret sa maison. Son chat, son chien près de la cheminée vont dormir. Les fées de son jardin, en ce bel été, vont veiller à l’harmonie des fleurs, des arbres, des jolis papillons, des oiseaux insomniaques. Leur magie est si belle…. à ces divines fées. Elle va quitter, pour quelques heures, les contemplations, sa maison, ses proches. Elle ne va pas fermer la maison du bonheur.

 Elle n’est pas trop habillée, elle le veut car cette nuit elle veut frissonner, se laisser caresser par l’odeur qu’ils vont dégager. Elle va arriver enfin dans ce lieu espéré. Il n’y a personne, mais elle, si impossible que cela puisse paraître, va sentir leur présence. Cela lui plait. D’un coup de doigt elle va remettre ses cheveux en ordre. Le chemin pour aller jusqu’à ce lieu les auras fanées. Elle veut être belle.

 Elle va allumer sa bougie et elle les trouvera, dans un coin perdu, abandonné prêts à être brûlés. Ils ont pleins de noms. Leurs couleurs et leurs formes sont différentes, mais l’odeur est la même. Elle va tituber, danser, tourbillonner, elle les voit, ils sont là.

 Tous ces vieux livres, elle les vole, elle les sauve. Ce sont ses naufragés, ils portent en eux tant de mots, d’amour, de vie. Elle va alors rentrer en secret dans sa maison car il ne faut pas déranger le travail des fées. Elle va s’asseoir près de l’âtre à coté de son chat et de son chien. Elle va ouvrir un de ces vieux livres et commencer à lire, lire tant et si bien que peut être elle s’endormira et rêvera de mots, se rappellera comment elle a osé effeuiller les trésors qu’elle a sauvé. Elle a tout le temps de les aimer, elle est en vacances.

 Stéphanie

 

Texte 15 Nadine

Je suis sûre de ne jamais rien dire ! Ne parlez à personne, ne soyez pas craintif ! Je devrais ne pas y penser, non je ne veux rien savoir ! Mais pourtant l’amour triomphe toujours surtout quand on aime à l’infini. Il me dira de ne pas m’inquiéter et me montrera au plus profond de son cœur, sa plus belle âme. Et puis j’irais par-dessus les montagnes, loin, même bien au-delà, très loin, où plus personne ne me connaîtra. Comme si un chien me coursait, celui d’un bohémien. Ainsi je partirai, par une nuit claire, où la fraîcheur sera supportable. Je marcherais dans la nature et je serai heureuse, tel un enfant à Noël. Comme mon père, avec amour et fidélité, je me marierais avec un homme.

 Manon

 

Textes pour Marie Jeanne

 Les choses qui vont avec…                                                 

–         Mettre l’eau dans le vin                                                                

–         Les couleurs avec les dessins                                        

–         La vie et la mort                                                           

–         Le sourire et la bouche                                                           

–         Les crêpes et le nutella                                                       

–         Toi avec Moi                                                                                                           

–         La naissance avec la vie             

–         Le pain avec la confiture                               

–         Le rouge et le noir                                                     

–         La rose avec les épines                                                       

Les choses qui ne s’accordent pas…

–         un poisson dans une cage à oiseau                                               

–         Une maison sombre                                                    

–         Les lois sans respecter les règles                                              

–         Les élèves sans le professeur                                               

–         L’amour sans le respect                                                                 

–         De la musique à fond dans une bibliothèque          

–         Des piquets électriques en pleine nature                                 

–         Mélanger de l’eau avec un bon bordeaux     

FIL

–          Au bout du fil                                                  

–          Au fil du temps                                          

–          Effiler                                                                                    

–          Effilocher                                                                          

–          Enfiler                                                                      

–          Epais comme un fil                                                          

–          Faux filet                                                                          

–          Fil à la patte                                                                     

–          Fil conducteur                                                       

–          Fil de rasoir                          

–          Fil rouge                                                                            

–          Filament                                                                            

–          Filature                                                                             

–          Filer                                                                                                                               

–          Filet                            

–          Filer un coup de main                                                           

–          Filiation                                           

–          Ne tient qu’à un fil                                                       

–          Passer un coup de fil                                       

–          Perdre le fil                                                 

–          Profil                                                                                     

–          Refiler                                                                                

–          Tenir qu’à un fil                                          

–          Un fil de téléphone 

                                                                                        

Harmonieusement

 – Moi, Sylvie, je demande que les gens soient solidaires et marchent main dans la main ! Ainsi le monde sera harmonieusement constitué.                   

– Moi, Alexandra je demande qu’à partir d’aujourd’hui il fasse toujours beau ! Ainsi le monde sera harmonieusement constitué.      

– Moi, Jamila, je demande que l’homme de ma vie reste à mes cotés pour l’éternité et que mon enfant joue dans la nature ! Ainsi le monde sera harmonieusement constitué.

– Moi, Manon, je demande que l’égalité dans chaque pays soit respectée! Ainsi le monde sera harmonieusement constitué.

 – Moi, Cindy, je demande que chaque enfant naisse dans une famille aimante, dans une jolie maison, qu’il mange à sa faim et dorme dans un beau lit douillet ! Ainsi le monde sera harmonieusement constitué.                            

– Moi, Jessica, je demande que l’on puisse tous se comprendre pour faire un monde meilleur ! Ainsi le monde sera harmonieusement constitué.           

– Moi, Ludovic, je demande que le temps soit infini ! Ainsi le monde sera harmonieusement constitué.   

– Moi, Maeva, je demande que nous touchions tous le même salaire que Sarkozy ! Ainsi le monde sera harmonieusement constitué.               

– Moi, Magali, je demande que les peuples vivent libres et en paix ! Ainsi le monde sera harmonieusement constitué.         

– Moi, Nadine, je demande que tout le monde ait une retraite décente ! Ainsi le monde sera harmonieusement constitué.              

– Moi, Sylvie, je demande que l’argent n’existe plus ! Ainsi le monde sera harmonieusement constitué.           

– Moi, Sabine, je demande que ma vie soit meilleure et que je trouve l’amour de ma vie ! Ainsi le monde sera harmonieusement constitué.       

– Moi, Stéphanie, je demande que le sourire de ma mère continue à être le plus beau sourire du monde et qu’elle le transmette à toutes les mamans du monde ! Ainsi le monde sera harmonieusement constitué.                           

– Moi Nadège je demande la maîtrise du temps pour savourer chaque seconde ! Ainsi le monde sera harmonieusement constitué.

 

 

Villeneuve Lez Avignon 

 

Atelier 1

MAIN

Main tendue

En 1ère main

Main cassée

Donner une poignée de mains

Je me suis sali les mains

Tendre la main

Travailler

Applaudir des deux mains

Faire au revoir

Avec ma main je tricote

Jouer à toucher

La main sur le cœur

Le cœur sur la main

Cousu main

Faire main basse

Prendre quelque chose chose à la main

Main pliée

Tapoter main

Jouer à quatre mains

Main dans la main

 

FIL

Un fil à la patte

De fil en aiguille

Fil dentaire

Faire un nœud

Etre sur le fil du savoir

Glisser au fil de l’onde

Marcher sur un fil

Fil à couper le beurre

Avec un fil on peut coudre

Le fil conducteur

Le fil de l’amitié

Le fil : le monsieur fait le cirque

J’ai perdu le fil de la conversation

Le fil du téléphone

Pour attacher des trucs,

Pour faire un collier, un bracelet

Le fil à plomb

Le fil de la canne à pêche

Rembobiner

Faufiler

Filer

Fil d’Ariane

Mes parents avaient accroché la dent à un fil, et le fil à la porte d’entrée. Ils m’ont tenu la tête et ils claqué la porte. La dent s’est arrachée dans ma bouche. Je suis allé dans ma chambre et j’ai mis ma dent sous l’oreiller. J’espérais que la souris passe pour me donner une pièce. Le lendemain matin en me réveillant j’ai trouvé une pièce de 2 Euros dans mon lit. J’étais très content et je me suis dit que j’allais m’acheter quelque chose. Je décidais de m’acheter un livre sur la mythologie grecque.

Mes parents avaient accroché ma dent à un fil car je souffrais depuis deux ou trois jours et ce n’était plus supportable. Je ne m’attendais pas à ce que mon frère fasse claquer la porte d’un coup sec. Je suis allé m’étendre sur mon lit car j’avais très mal.

Mes parents avaient accroché la dent à un fil. Ce n’était qu’une petite dent de lait qui bougeait et ne voulait pas tomber. Maman trouva une solution. Elle accrocha le fil à la poignée de la porte et attendit. Et mamie arriva.  Je ne l’avais pas entendue. Elle ouvrit la porte brusquement et hop ma dent s’est sauvée. Je n’ai pas eu le temps d’avoir peur.

Mes parents avaient accroché ma dent à un fil, ils ont fermé la porte très fort et ma dent est partie. Du sang a coulé dans ma bouche. J’étais soulagée mais j’avais un peu mal. J’ai craché le sang dans le lavabo et je me suis rincée la bouche. Après ça allait un peu mieux. J’ai récupéré ma dent et je l’ai mise sous mon oreiller. Mes parents m’ont donné de l’argent et je suis allée acheter un bouquet de fleurs pour ma maman

 

Atelier 2

AVEC

Avec mon chien je peux courir.

Avec le temps qui passe nous avons beaucoup de complicité avec les personnes qui nous sont chères et qui nous comprennent.

Avec la règle je peux relier.

Avec l’amitié je peux saluer.

Avec la main je salue.

Avec de la tolérance, on peut tous vivre côte à côte.

Avec mon amie j’adore jouer.

Avec un téléphone on peut se joindre.

Avec la connaissance de ses semblables il est possible d’établir des liens de fraternité.

Avec de la disponibilité, on peut écouter.

Avec mon copain, j’aime jouer au ballon.

Avec joie la communication s’établit à l’atelier de lecture.

Avec ma montre je ne serai plus jamais en retard.

Avec mon argent j’achète beaucoup de choses

Avec le sport je peux gagner les jeux olympiques

Avec mes patins à glace je peux danser sur la glace

 Avec ma montre je ne serai plus jamais en retard. Ma montre me dira l’heure et j’arriverai quand il faut à l’école, au cinéma, à l’église.

La nuit je garde parfois ma montre. Le week-end si je n’ai rien à faire j’enlève ma montre.

 Avec ma fille nous sommes allées voir une exposition de peinture

Avec mes enfants nous avons décidé de visiter un petit village préhistorique

Avec les légumes que j’ai acheté je vais faire le repas

Avec ce temps merveilleux j’ai décidé d’aller faire une marche dans la colline

Pour visiter ce village il fallait grimper les marches en terre battues avec de grosses pierres irrégulières.

Avec ma cousine je suis allée faire les courses

Avec mon chien je suis allée me promener

Avec ma chouchoute je me suis endormie

Avec le chien de ma tata j’ai fait une grande promenade

Avec mon papy je joue aux petits chevaux

Avec mon copain je joue à maman et à papa

J’aime parler avec ma chouchoute, je lui raconte tous mes secrets d’école. Je m’endors avec car elle me rassure et je fais de beaux rêves.

Avec  mon ami Quentin nous avons joué au foot et après on est allé au cinéma voir Starwars

  

C’EST COMME CA CHEZ MOI

C’est comme ça chez moi, les enfants jouent librement à cache-cache, à d’autres jeux. Puis, c’est l’heure du goûter à table, le gâteau d’anniversaire est prêt. Jules a 5 ans.

Après la fête, le repas est bienvenue sur le canapé, les enfants sont allongés. Ils pensent déjà à leurs prochaines vacances à la montagne. Que de bonnes odeurs dans la maison en fin de journée !

C’est comme ça chez moi, la piscine nous accueille, elle est bordée de fleurs. La cuisine nous offre les produits du jardin : un chou, de la salade. Un magnifique cœur est placé sur la hotte. Des roses odorantes nous conduisent à la terrasse ombragée.

C’est comme ça chez moi, on se repose sur un fauteuil en osier puis on plonge au fil de l’eau de la piscine et l’on s’essuie avec la serviette éponge en fil d’écosse. Puis on se pare de son collier qui est fait avec un fil de perles et l’on allume une petite lampe en fer forgée relayé à un fil de toutes les couleurs de l’arc en ciel.

C’est comme ça chez moi, sur la table le bon repas est préparé, étalé, il y a des crudités, des entrées et des desserts. C’est délicieux, excellent, de vraies agapes.

C’est comme ça chez moi, deux chandeliers figurent sur le buffet du salon encadrant un ange qui a quitté le chœur de l’Eglise de notre village de montagnes pour venir embellir notre foyer. Nous aimons les anges puis la neige et les bougies parce qu’elles nous réchauffent le cœur.

C’est comme ça chez moi, j’ai des fleurs : coquelicots, tournesols ainsi que de roses. Cette jeune fille sera heureuse de les représenter avec ces fils de couleurs.

C’est comme ça chez moi, à l’ombre d’un arbuste fleuri éclairé par de jolies bougies, à côté de la tête de lit, une corbeille de fruits et une fenêtre qui donne sur un jardin coloré et garni.

 

Atelier 3

Nous partons pour une journée à la montagne. Nous y rencontrons beaucoup de personnes sympathiques qui ont des métiers passionnants. Il n’a pas neigé, aussi la montagne a une beauté différente de l’hiver. Nous grimpons allègrement et nous pouvons admirer le paysage de haut. C’est impressionnant et vertigineux. Nous abordons le descente et sommes heureux de nous retrouver au chalet où nous attend un bon repas.

Lucie et Amandine

 

Atelier 4

 I

Qu’y a-t-il dans ta main ?

Je donne la main à mon neuve qui me donne la main pour traverser la rue.

Dans la main que je tiens, il y a beaucoup d’amour et de tendresse qui nous unit et qui me sauve de la solitude.

Dans ta main, je sens une chaleureuse sensation de bien-être.

Dans ma main, il y a beaucoup de chaleur.

Dans ta main, il y a une sensation de pure amitié.

La force douce de ta main me permet de supporter la vie quotidienne.

Dans ma main, il y a ton amitié, ta chaleur et ta présence fidèle, tu m’aides énormément sans en avoir l’air et  je ne veux pas te lâcher.

Lorsque que je tiens ta main, tu me rassures. Tu m’aides à marcher dans la vie. Tu me sauves d’un mauvais pas. Tu me consoles. Tu m’ouvres les portes du bonheur.

Dans ma main, il y a la vie, c’est-à-dire l’amour, l’affection, la compréhension de l’autre.

 

II

Qu’aimerais  tu faire ?

J’aimerais me promener et faire le tour du monde, aussi les magasins. 

J’aimerais changer, changer le monde. Le rendre plus heureux, faire régner la paix dans le monde et le rendre plus humain.

J’aimerais faire le tour du monde.

J’aimerais m’occuper d’enfants.

J’aimerais faire des randonnées dans la nature.

J’aimerais rêver sur la plage de Collioures, comme dans le passé.

J’aimerais retourner en arrière.

J’aimerais tourner, danser, courir, sauter à nouveau, sortir, voir les enfants sauter dans la rue, et me rendre encore à des expositions

Rien.

J’aimerais donner le plus possible aux autres (exemple : être plus patiente envers les autres qui sont en grande difficulté et apprendre à vaincre les difficultés de la vie).

J’aimerais faire régner plus de compréhension de son prochain.

 

III

J’aime bien aller à la bibliothèque. A la bibliothèque, on rencontre des gentils, on lit des livres.

Quelle joie de jouer avec mes petits enfants. On dirait des petits lutins, heureux de vivre, de gambader. Ils sont charmants et affectueux. Ils nous donnent beaucoup de tendresse et d’amour. Ils nous aident à rajeunir.

Aujourd’hui, nous sommes réunis.

Aujourd’hui, le soleil est de retour. Le printemps s’annonce pour bientôt avec le chant des oiseaux, les fleurs qui s’épanouissent, c’est le bonheur de la vie.

Les oiseaux, ce matin depuis quelques jours font un sacré boucan. Ils annoncent le printemps. Comme les jeunes pousses sur les arbres, comme les amandiers qui ont fleuri et les cerisiers qui commencent à ouvrir leurs bourgeons. Fasse le ciel qui n’y ait  pas un coup de gelée.

Il y a du soleil, des fleurs, des oiseaux qui chantent et rien ne vaut la vie. Il me reste mes souvenirs mais je fais malgré tout encore des projets, mille projets.

Etre ensemble rien de mieux. J’aime la société, la solitude est très lourde pour moi. J’aime retrouver la chaleur des gens de ma région : la Picardie où l’amitié est très solide et durable.

Comment apporter une aide efficace aux japonais. Sommes nous réellement bien informés de la situation du Japon et des Japonais en ces jours de malheur et sommes nous en mesure de leur apporter une aide efficace alors que nous tergiversons depuis des jours pour la Libye.

 

Atelier 5

AU FIL DES HAIKUS

Le fil de l’eau claire

Le bateau vogue sur l’eau

Le monsieur pêche

Le funambule

marche sur le fil rouge

Avec son vélo

Un fil à la patte

Pour empêcher de s’enfuir

Le chien casse le fil

Le téléphone sonne

Je réponds  à mon ami

Pour faire un jeu

Le fil d’Ariane

Sert à faire les ourlets

A sa robe bleue

Un poisson remue

Le fil de la canne à pêche

Le pêcheur fait plouf

Mon tonton  fou fou

Fil à couper le beurre

Pour raser ses poils

Bord de la rivière

Fil de canne à pêche

Boîte de sardines

Le funambule

Le fil noir et le cerceau

Quel joli cirque !

Un fil dentaire

Je m’arrache la dent

Ohla ! Ca fait mal !

Enfilons des perles

Le collier sera très beau

Je suis contente

Glisse au fil de l’eau

La mer est calme, il fait beau

Le bonheur est là.

Le fil de l’amour

Sur le fil de l’amitié

Est un fil précieux.

Personnes aimées

J’aime aller à la mer

Faire du vélo.

Le funambule saute

Le fil non suspendu

Le cirque est arrivé hourra !

 

LE FIL D’ARIANE

Thésée se guide

Grâce au fil d’Ariane

Dans le labyrinthe

Le fil d’Ariane

Se déroule par hasard

Tombe l’escalier

Le fil d’Ariane

Pour retrouver le chemin

De la liberté

Le fil d’Ariane

Le minotaure, danger

Le chemin tracé

Thésée le héros

Sorti du labyrinthe

Par le fil d’Ariane

Le fil d’Ariane

Sert à trouver le chemin

Pour sortir dehors

 

COCHONS

Un cochon tourne en rond.

Il cherche sa maison.

Il rencontre son ami le chaton.

Ils mangent des macarons.

Mélissa

 

Un cochon qui est tout rond

Cherche son biberon dans sa maison.

Le chaton polisson a mangé le saucisson.

Le papillon vole dans son avion.

Tony

  

Dans l’habitation de mes amis il y a un cochon qui s’amuse avec son ami le papillon. Puis arrive le chaton qui se couche en rond et ronronne comme un avion.

Tess

 

La pie        Chat        Fourmi

Le chat

Le chat miaula

Il attaqua

Un petit rat

Qui se sauva

Tu ne me mangeras pas

Na !

 

Fleur    Poisson rouge   Ecureuil       Têtard

Un jour un poisson rouge se promène dans la rivière, il se fait des copains. Les copains sont blancs et rouges et s’amusent avec lui dans la rivière. Ils se sont fait attaquer par une baleine. Elle les a poursuivis et les poissons se sont cachés.

 

Amour      Soleil    Vacances   Plaisir

La vie ne vaut d’être vécue sans plaisir. Plaisir de lire, de s’évader.Plaisir d’être ensemble, de partager. Plaisir de s’aimer, de s’enlacer et de s’entourer.

 

Le chat

Le chat est dans tous ses états

La souris est par là

Pourtant il ne la voit pas

Quel tralala !

 

Tête         Salade     Fontaine    Plantes

Les tomates arrivent du marché. Elles sont bien rouges. Maman prépare la salade.

 

La pie      Le chat     Une fourmi

Le chat a terminé son repas. Je le prends dans mes bras et il s’en va. Il voulait aller là-bas voir un autre plat. Ca sentait le rat. Mais dans le débarras, du lait il le boit.

Le chat arrive

Quelques miettes à terre,  arrive la fourmi

Le chat attrape la pie

Voilà le chat, gare à la pie.

Le chat se promène dans le jardin, il monte dans les arbres pour attraper les oiseaux. Il rentre dans sa maison pour manger ses croquettes et boire.

Le chat alla chercher son repas

Nourrir ses petits

Mais ne les trouva pas

Tralala !

La fourmi aime bien son lit. Mes petites amies lui disent qu’il faut être une gentille fourmi pour être une bonne ouvrière et faire un bon nid à fourmi

 

Amour   Complicité  Ordinateur   Jeux  Tolérance Fleur

 Raphaël aime bien les jeux mais dans son école il y a un copain qui à des difficultés à s’intégrer car il n’a pas la même couleur de peau. Cela l’attriste beaucoup. La maîtresse lui dit qu’il faut être tolérant car tout humain à doit à être aimé et respecté.

 

Tapis     Ecureuil       Une belle plante    Bibliothèque

 L’écureuil se promène d’un arbre à un autre. Il va chercher à manger.

 

Poupée    Crayon   Cahier   Bureau

Dimanche, je joue avec Caroline, ma jolie poupée. Je la mets très belle, parce qu’elle cherche un amoureux. Je voudrais qu’elle se marie et qu’elle ait beaucoup d’enfants.

 

Pique nique    Printemps     La campagne   Noël

Le printemps est arrivé, tout s’éveille. La nature a repris de belles couleurs. Les arbres bourgeonnent. Quelques petites fleurettes sortent de terre. Le matin nous sommes réveillés par le gazouillis des petits oiseaux. Voilà une journée qui s’annonce pleine de joie.

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