Les productions

Communauté de Communes d’Albères Côte Vermeille

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Vis-à-vis

J’ai peu utilisé cette expression française Faut-il y penser !
Il y a dans notre emploi du français chez des gens qui n’ont pas fait d’études, c’est mon cas, des vides énormes. Si vous avez fait un diplôme, au moins un bac, vous avez déjà une grande richesse par rapport à moi.
A onze ans j’ai quasiment arrêté mes études. Je ne suis pas allé au delà. Alors ça, ça me décourageait, ça me donnait le cafard. ce cafard est venu très vite, parce que j’ai découvert que jusqu’à onze ans, j’apprenais toujours quelque chose, heureusement que j’ai eu cette chance.
Je n’ai pas su profiter de ce temps entre 11 et 14 ans. Je n’ai pas su dire à mes parents : “j’ai encore trois ans à étudier, c’est une chance. Vous me donnez la chance d’étudier ces trois ans supplémentaires… Eh ! bien essayons de ne pas rester dans mon petit village avec mon instituteur et mon curé et d’avancer dans l’étude générale qu’on commence à cinq six ans.
Camille

Camille,
vis-à-vis

des mots
on vous doit tout

à Paulilles
les enfants des usines
sont des ombres
les enfants des congès payés
des soleils,

le sacrifice des mots
dans le creuset des techniques
il leur suffisait alors
de connaître :
dynamite, fusion, explosion
enfance tordue
détournée.
Fabienne

Voilà que je fais un bouquet.
Voilà qu’il protège la terre.
Eliott et Nina

Bibliothèque municipale de Beaucaire

Bibliothèques du Pays Grandcombien

Médiathèque intercommunale du Pays de Lunel

Médiathèque Simone Veil Marguerittes

Savoir Faire
Je n’ai pas mal de savoir faire et pourtant je participe aujourd’hui à un atelier d’écriture, ce qui me permet de travailler en équipe, et rencontrer madame Arlette Fétat, écrivain.
Cette personne me parait fantastique.
Oh  !! Bien sûr je ne vais pas avoir le coup de foudre.
Peut-être, je lui offrirait un bouquet de fleurs avec un très joli cachet.
Voilà  ! Je ne suis pas unique ni parfaite.
Je suis arrivée, jusqu’à maintenant à protéger mes cinq enfants que j’adore, et quim’ont donnée de beaux petits enfants et, arrières petits loulous, tous aussi gentils les uns que les autres.
Maintenant ce sont eux qui me protègent également et, je les en remercie.
Il me semble que vis à vis de certaines personnes, je suis trop gâteuse.
Mais l’Amour se donne comme le cœur nous le dicte.
Ce n’est pas un savoir faire.
Christiane

VOILÀ
Voilà, elle a fini de faire ses bagages. Je suis triste. Elle part. Elle prend son envol tel l’oisillon hors du nid. Aujourd’hui elle a 24 ans. Je n’ai pas vu le temps s’écouler. Hier elle était une enfant, gaie, insouciante. À présent jeune adulte, elle affronte son destin. Que sera sa vie  ? Je veux la retenir mais je ne peux pas. Suis-je égoïste  ? Je dois la laisser parcourir une longue route. Je souhaite qu’elle ne rencontre que peu d’embûches tout au long de son chemin. J’espère que celui-ci la mènera vers la quiétude, la sagesse. Voilà, chez moi ce n’est plus chez elle. Cependant il reste encore tant de choses à partager… Comme j’aimerais ne point cesser de faire partie de sa vie  ! Mais elle part loin, trop loin pour que le lien ne se distende pas. De plus, elle ne part pas seule. Qui l’accompagne  ? Un intrus  ? Mais non  ! Un jeune homme éperdument amoureux d’elle. Je me raisonne… Et voilà, tout est fini. Mais non  ! Mais non ! Elle reviendra  ! Je souffre mais je suis fière que toutes ces années passées près de moi l’amènent à devenir un être autonome. La femme qu’elle devient me rappelle celle que j’ai été. Moi aussi un jour je suis partie. Nul ne m’a retenue… Comme ma mère, je l’aide à déployer ses ailes. J’oscille entre deux sentiments  : la peur, celle de la perdre, mais aussi la joie. Je la vois fière, déterminée, solide, prête à réussir sa vie. Cela me remplit d’orgueil. Cependant je souffre… Un jour nous nous rapprocherons peut-être… Un jour, nous nous retrouverons… Tu es mon enfant, ma fille. Reçois ce message d’amour.
Sylvie

Via Voltaire Montpellier

Je vois un atelier, un atelier où vous serez libre de vous exprimer ou de ne rien dire du tout, un endroit où l’on fabrique des histoires qui tiennent debout, qui tiennent en haleine, qui vont et viennent dans la pièce. Un mot est un très bon combustible. Une lettre d’amour en est la parfaite illustration. Si elle n’est pas enflammée, elle laissera de glace son destinataire. Si elle est trop brûlante, elle risquera de le faire rougir. Écrire demande un minimum de savoir-faire. Même derrière les mots, on se dévoile toujours un peu ; la question est de savoir quelle est la partie de vous-même que vous voulez protéger, garder dans l’ombre. Dans cet atelier, vous apprendrez à marcher, pardon !, à écrire entre les lignes. Écrire, c’est toujours aller quelque part, avec ou sans bagage, avec ou sans les autres, mais toujours avec soi. Tout ce que je peux vous souhaiter, à part un “bon voyage” de circonstance, c’est de ne jamais poser le stylo. S’il s’envole, inventez-le.
Patrick

Le petit Unique. On l’appelait ainsi…
Depuis son plus jeune âge. On l’appelait ainsi…
Les gens l’interpellaient ! On le voyait passer. Toujours tout seul.
Toujours le même trottoir. Toujours le même regard fuyant…
On aurait dit qu’il fuyait. Quelque chose. Quelqu’un. Toujours au pas de course.
Les années passaient. Et lui continuait. Toujours au pas de course.
Tout seul. Dans les rues pleines de gens.
Ils marchaient, eux aussi. Sur le même trottoir.
On aurait dit qu’ils fuyaient. Quelque chose. Quelqu’un.
Des corps dans son décor. Ils n’avaient pas de tête.
Ils marchaient dans l’autre sens.
Les années, et le trottoir passaient. Sous les pas de ce petit garçon. Toujours tout seul. Avec le même regard.
Les gens avaient changé. On ne l’interpellait plus.
Les gens fuyaient le trottoir. Et pas lui
Hier. Le petit Unique s’est arrêté. Il a levé les yeux.
Il a remarqué que leurs têtes avaient repoussé.
Demain, il ne sera plus seul.
Guy

Services Pénitentiaires d’Insertion et de Probation Montpellier

Protéger en rassurant, en conseillant, en prévenant, en enfermant, en barricadant, en s’éloignant, en oubliant, en observant, en quadrillant, en dorlotant, en chaperonnant, en (s’)armant, en recrutant, en formant, en sensibilisant, en guérissant, en (s’) alimentant, en pressentant, en fuguant, en modérant, en (se) défendant, en attaquant, en apaisant, en réagissant, en (s’)abritant, en (se) reposant, en (se) cultivant
J.C.

Vis à vis
Et dire qu’elle est là, cette femme qu’il attend, qu’il attend depuis tant. Celle avec laquelle il se sentira bien. Elle est là quelque part. Elle aussi elle l’attend impatiente de le retrouver.
Hafid

Feuille détachée, poussière polaire virevoltant dans les flots d’un vert continu. Fruit mûr, sucre pauvre, blé et piverts retranchés par la dune joueuse. NUAGE, OCEAN, TONNERRE, MONTAGNE que de grandeurs à leur horizon. Voilà donc ce qui…
Deustiy

Cachet.
Une grande bâtisse seule au milieu de la flore.
Cette dernière est munie de grandes baies vitrées qui laissent pénétrer la chaleur et la lumière de tous les côtés.
A l’intérieur, la lumière est omniprésente et l’absence totale de cloison la laisse voyager en liberté. Les murs blancs deviennent étincelants sous la caresse de la lumière. L’ambiance y est reposante. Surement due aux plantes et au doux son que la fontaine laisse échapper timidement. Tout ceci me rappelle ce que je peux contempler de ma fenêtre comme si la nature c’était invité chez moi.
Sofien

Communauté de Communes
du Pont du Gard

Alpha Pass Atelier Sociolinguistique  pré emploi Mairie d’Aramon


Mon atelier, c’est la couture, je fabrique des robes marocaines de toutes les couleurs.
Mon atelier, c’est le jardinage, je plante des figues de barbarie et des patates douces.
Mon atelier c’est la couture, je brode des perles sur des robes.
Mon atelier c’est la peinture, je peins en blanc les murs et les portes en noir. Je suis seule, équipée, avec la radio.
Mon atelier c’est le tissage de tapis à la main, j’ai fait un tapis de douze mètres. Je suis toute seule.
Mon atelier c’est la couture, je fais des broderies et du crochet.
Mon atelier c’est la préparation et la décoration d’une rue, avec des géraniums blancs et rouges.
Mon atelier, c’est l’artistique. Je le conçois seul et le construis avec les autres.
Je suis porteur dans un cirque. Je peux porter quatre personnes.
Mon atelier, c’est dans la cuisine seul avec la radio ou avec mes amies, je fais spécialement un tagine aux pois chiches.
Mon atelier c’est ma passion de décorer ma maison avec beaucoup d’amour, plein de décorations. J’ai réalisé un tableau en canevas qui représente des paysages de mon pays.

Bibliothèque pour tous Aramon

Équipe
C’est être solidaire sans tomber par terre
Luna, 10 ans

Bouquet
paquet de fleurs multicolores qui pousse dans un vase
Sansia, 10 ans

Coup de foudre
coup sur le cœur qui le transperce
Sansia, 10 ans

Voilà
c’est quand on a enfin fini de parler
Margaux, 10 ans

Savoir –faire
c’est quand on sait ce que l’on a à faire avec un petit bout de fer
Léo, 11 ans

Bibliothèque Argilliers
Association Plaisir de Lire, Bibliothèque municipale de Domazan

Le monde glisse sur ta peau, eaux perlées qui ruissellent le long de ce corps désarticulé qui danse au soleil. Unique et merveilleux, le monde glisse doucement pour t’emporter dans des contrées sauvages qui sauront te protéger.

Maison de retraite “sous les Oliviers” Montfrin

Bouquet
La poésie est (un) bouquet de mots.
Marguerite

Les beaux champs
Ramasser de jolies fleurs sauvages, se promener avec les fleurs dans les mains dans les prés dans les bois.J’allais à la montagne avec mon petit chien et je me régalais, je grimpais comme une chèvre.Je ramassais des champignons, des asperges sauvages, des salades, des poireaux sauvages, …J’allais à la fontaine pour boire.
Georgette

En effeuillant
J’aime avoir un peu de libertéJ’aime tout ce qui est beau, ce qui est honnête, mes parents, surtout ma grand-mère, et j’ai aimé quand on me faisait des cadeaux, beaucoupPassionnément…, la passion, ça ne m’intéresse pasJ’aime mon dessert à la folieJ’aime pas les impolis, les méchants, pas du tout.J’aime avoir ma conscience pour moi.
Marie Jeanne

J’aime une amitié passagère un peu
J’aime un coucher de soleil sur la mer beaucoup
J’aime la poésie la lecture passionnément
J’aime rien à la folie
La vulgarité, la méchanceté gratuite, pas du tout.
Marguerite

J’ai aimé l’école un peu
Tout ce qui est beau et bon, passionnément
Tout ce qui est extraordinaire, à la folie
Je n’aime rien pas du tout, je n’ai jamais pensé à ne rien aimer, j’aime tout.
Autrement dit, ça veut tout dire  : j’ai aimé d’être mec.
Gilbert

J’aime rien un peu
J’aime beaucoup les chats
J’aime les courses de taureaux passionnément
J’aime les gens généreux honnêtes chaleureux à la folie
J’aime pas du tout les menteurs et les hypocrites.
Mais j’aime les infirmières qui soignent les malades.
Janine

J’aime m’amuser avec les enfants beaucoup
J’aime me promener dans la nature avec passion
J’aime à la folie travailler dans les champs
J’aime pas du tout ne rien faire.
Georgette

Y’a rien que j’aime un peu
J’aime les voyages à la folie
La géographie beaucoup
Le cinéma beaucoup passionnément
La méchanceté pas du tout.
Michel

Centre Hospitalier Le Mas Careiron  d’Uzes

Vous tracez une ligne assez appliquée, et là, vous(vous) y mettez tout (en) haut, sans oublier “ bien sûr” le balancier – sur le fil appuyé et tendu, vous y glissez tout en douceur.
Vous effacez la ligne dessinée – de cet imaginaire, vous retombez sur vos pieds avec habilité – vous venez d’expérimenter la dextérité du funambule.
Muriel

Quelqu’un d’autre
Quelque part quelqu’un meurt
Quelque part quelqu’un vit
Quelque part quelqu’un saute sur un trampoline
Quelque part quelqu’un sourit
Quelque part quelqu’un vit
Quelque part quelqu’un attend l’amour
Quelque part quelqu’un conduit une voiture
Quelque part quelqu’un fait l’amour
Quelque part quelqu’un chante
Quelque part quelqu’un prie Dieu
Quelque part quelqu’un marche seul dans la ville
Quelque part quelqu’un s’envole dans sa tête
Quelque part quelqu’un rêve
Quelque part quelqu’un songe à l’avenir
Quelque part quelqu’un a le cœur qui bat fort
Quelque part quelqu’un naît
Quelque part quelqu’un mange du foie gras
Quelque part quelqu’un regarde sa montre
Quelque part quelqu’un attend de sortir
Quelque part quelqu’un cherche son chat.
Fabien

Médiathèque Saint Pons Villeneuve lez Avignon

J’ai vu un joli coin, une maison fabriquée avec des cailloux et de la terre, ce sont les femmes qui mettent la terre qui est ocre après elles cherchent la terre blanche qu’elles trempent dans le seau d’eau, ensuite elles montent sur l’escabeau et elles frottent comme ça avec un chiffon. Après pour l’intérieur elles font un trait bleu qui est à la hauteur des personnes assises par terre, c’est un beau bleu, bleu ciel, sur un tapis de paille bleu, rouge et jaune clair. On avait la lumière de la lampe à pétrole. Dans la maison ça sentait bon la cuisine. Maintenant il y la lumière, l’eau, le carrelage, la douche, les toilettes, la cuisine, deux salons et la véranda. Il a fait un bon travail mon papa, il est parti il ne reviendra jamais, il est toujours dans le cœur.

Habiba

Atelier  : définition

Depuis trois semaines dans l’atelier du monde il y eut beaucoup de travaux  : il a plu beaucoup, la neige est tombée, le vent a soufflé, la tempête a empêché l’avion de voler de Paris à Marseille.


Il y a eu trois jours de beaux, magnifiques, les oiseaux chantaient, les fleurs sont sorties, les amandiers sont blancs et roses, les gens contents sont sortis de chez eux pour prendre l’air, les journées se sont allongées, les voisins étaient réunis pour parler, on a ouvert les fenêtres de la maison plus longtemps. Beaucoup d’enfants sont nés d’après Karima, c’est l’année des garçons.


Le monde a fabriqué de bonnes et de mauvaises choses  : Mohamed Merah, le Pape, les impôts montent et les PV aussi, la grippe s’en va on touche du bois, les travaux n’avancent pas à Villeneuve, Laïla du feuilleton “L’histoire de Laïla” s’est remariée avec Mourad et maintenant est séparée, elle a posé sa bague là, il a posé sa bague là.

Y’a de la joie
Je rêve et je ris
Y’a de la joie
Je fais des rimes

Y’a de la joie

J’enfile ma jolie robe
Y’a de la joie
Y’a de la joie

Y’a de la joie
Y’a de la joie
Je mets le collier de rubis
Y’a de la joie
Je suis la reine et je ris
Y’a de la joie
Je danse dans la rue
Y’a de la joie

On m’offre des roses
Y’a de la joie
Je vois la vie en rose
Y’a de la joie
Y’a de la rigolade
Y’a de la joie Y’a de la joie
Y’a de la joie

Y’a pas de joie
Il y a mon mari qui ronfle à côté de moi
Y’ a pas de joie
Il est radin il donne rienY’a pas de joie
Je suis en rage
Je l’enferme dans le garage

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